Texte : Marco Polisson – Ceux qui pensaient qu’à l’approche des élections, les écologistes allaient lever le pied du pédalier, se trompaient lourdement. On vous explique pourquoi.
Lyon 6eme, angle rue Ney, cours Vitton, ce jeudi et vendredi 13 mars 2026, à deux jours du premier tour. Les passants les moins distraits, regardent amusés des ouvriers s’activer sur la voirie. Ils sont trois hommes en mode commando, et sont affairés des deux côtés de la chaussée. Non pas pour combler les nids de poule ou réparer une canalisation endommagée.

Rue Ney, angle cours Vitton, le local commercial est resté vide pendant un an. Pour souhaiter la bienvenue à Gracieuse Literie qui vient de s’installer, les écologistes suppriment la moitié des places de livraison pour installer des arceaux de vélos.
Mais pour condamner deux places de livraison côté pair et deux places de stationnement côté impair. Et y installer… des arceaux pour vélos, alors même que de l’autre côté du cours Vitton, au niveau de la pharmacie, une vingtaine d’arceaux sont déjà présents.
Et que 150 mètres plus loin, les quatre angles de l’intersection des rues Ney et Crillon sont équipés… et vides la plupart du temps (photo ci-dessous). Mais peu importe, ce sont les contribuables automobilistes qui paient, avec leur stationnement, ces installations inutiles, au sommet desquelles trône l’aire de covoiturage du quai Gailleton.

150 mètres plus loin, les quatre angles de l’intersection des rues Ney et Crillon sont équipés… et vides la plupart du temps
La politique de la terre brûlée en prévision de la défaite
Ceux qui pensaient qu’à l’approche des élections, les écologistes allaient lever le pied du pédalier, se trompaient lourdement. Pendant que Gregory Doucet rasait sa barbe, enfilait un costume et cessait tout propos polémique, les équipes de Bruno Bernard poursuivaient de façon silencieuse leur saccage systématique de nos avenues, notamment Félix Faure et Frères Lumière, dont les commerçants sont au bout du rouleau.

Angle avenue Verguin – boulevard Stalingrad, le 17 mars. Les ouvriers interviennent en pleine nuit sur l’autoroute à vélos.
Jusqu’à la dernière minute de leur mandat, les deux élus écologistes auront impacté notre environnement urbain et sa mobilité avec des installations cyclables ou des autoroutes à vélos (total des dépenses 500 millions d’euros), notamment à l’angle du boulevard Stalingrad et de l’avenue Verguin, où les ouvriers ont été surpris par notre équipe en pleine nuit, ce mardi 17 mars 2026 à 22h11. Qui paie les heures sup ? Nicolas, bien sûr.
Des travaux encore et toujours, dans tous les arrondissements. Quitte à en commencer de nouveaux, tout en laissant des chantiers en plan. C’est notoirement le cas rive droite sur le quai Jules Courmont à l’angle du Pont Wilson, où un ilot de béton, posé comme une verrue au milieu de la chaussée, est un gène accidentogène pour les automobilistes qui veulent bifurquer vers la rue Childebert.

Rive droite, quai Jules Courmont. Depuis le début de la campagne électorale, il ne se passe plus rien, mais la verrue est toujours là.
Qu’est-ce qui justifie cette frénésie de dernière minute ?
Nous vous l’annoncions dès les premiers mois du mandat vert : leur objectif est de rendre la majorité de leurs travaux irréversibles. Le process a été appliqué de façon systémique dans tous les arrondissements de Lyon et ses rues les plus fréquentées où des milliers de places de parking ont été supprimées et des pistes cyclables créées.
Dans le 3ème arrondissement, notamment rue Danton, des dizaines de places de stationnement ont été supprimées pour cause de végétalisation. Ce qui handicape la vie des riverains les moins fortunés qui ne disposent pas de parking en sous-sol et celle des commerçants dont les clients sont allés faire voir leur carte bleue ailleurs.
Pour être sûrs de ne pas voir leurs plantations démontées, les écolos ont planté des arbres de plusieurs mètres. Qui – à part les bucherons écolos de la confluence – oserait les abattre désormais ? En revanche, sur le boulevard des Belges (de la place Jules ferry au cours Vitton), il sera très aisé de remettre les deux voies de circulation en service : un coup de pinceau suffira.

En juillet 2025, la rue Masséna en travaux. Objectif des écologistes : supprimer le stationnement devant l’école Saint Joseph et une voie de circulation. Il sera possible de les rétablir partiellement en cas d’alternance
Idem, rue Masséna, devant l’école Saint Joseph. où 20 places de parking ont été supprimées. Elles permettaient aux parents de déposer et de récupérer leurs bambins. Sans démolir toute la nouvelle installation, il sera possible de récupérer une voix de circulation supprimée pour la rendre au stationnement sans occasionner de grands frais.
La voirie est une compétence métropolitaine, ce qui inquiète les verts
Alors que l’on s’achemine vers une cohabitation en cas de victoire de Grand Cœur Lyonnais, Véronique Sarselli aura la main sur l’économie, les mobilités, les TCL et la voirie, compétences métropolitaines. Le petit Grégory, s’il bat Jean-Michel Aulas, en sera réduit à inaugurer les chrysanthèmes, faire les sorties d’école (avec ou sans …..), visiter les EHPAD et distribuer des subventions à ses associations partisanes. La nouvelle majorité devra réparer – en douceur – 6 ans de saccage.

Chaussée zébrée, plots de béton, bancs en forme d’étrons… la rue de la République est devenue une ZAD depuis sa piétonisation. Mais les lignes aériennes et les abribus sont toujours présents. Le retour des bus en sera facilité.
La candidate « Grand Cœur Lyonnais » l’a promis, la rue Grenette, l’avenue des Frères Lumière et la place Bellecour (côté ouest) seront rouvertes à la circulation automobile. En tant que présidente du Sytral, elle pourra également remettre en place les bus rue de la République (côté Nord). Le pire cauchemar des Verts, très fiers des boudins tant décriés.

Vendredi 20 mars 2026 à 10h11. A l’avant-veille du second tour, une pelleteuse s’affaire sous les fenêtres de Grégory Doucet…rue Joseph Serlin.
Pas étonnant donc que, ce matin encore, à la veille des élections, les ouvriers s’activaient pour éventrer la rue Joseph Serlin par laquelle transitaient les bus à perche… La manœuvre est double : envoyer un message politique aux électeurs écologistes en leur montrant que Doucet est sûr de l’emporter, et retarder la remise en place du trafic TCL en cas de défaite.

Les écologistes ont fait éventrer la rue Joseph Serlin pour retarder la remise en place des bus à perche en cas de défaite
La politique de la terre brûlée, jusqu’au bout. Iront-ils jusqu’à faire sauter les ponts du Rhône dans la nuit de dimanche à lundi ?😉















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