Par Morgan Couturier

À l’approche des fêtes de fin d’année, et contrairement à certaines municipalités écologistes, la ville de Sainte-Foy-lès-Lyon s’efforce d’entretenir les rituels de Noël. Fort de son imposant sapin de Noël, la commune de l’ouest lyonnais adresse un joli pied de nez à sa grande sœur lyonnaise.

Décidément, Noël risque d’être bien animé cette année. Entre l’ouverture des commerces, le déconfinement et le virus, les invités à la table des discussions mouvementées se font de plus en plus nombreux. Avec de telles agitations, on en oublierait presque que la naissance du Christ s’accompagne généralement de décorations et de l’installation d’un iconique sapin.

Celui-là même qui avait créé la polémique à Bordeaux, dont le maire écologise Pierre Hurmic avait décrété l’interdiction, répétant de façon ridicule son intention de ne pas mettre « d’arbres morts sur les places de la ville ». Devenant de facto la risée de toute la France… (lire la désopilante série Secret News à ce sujet)

Trois jours après cette inoubliable intervention, Grégory Doucet avait cru devoir surenchérir en insultant le Tour de France. Ses propos clivants alimentent encore la scène politique lyonnaise. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, Véronique Sarselli, laquelle revendique l’installation… du plus grand sapin de Noël de la Métropole.

Une tradition enracinée dans la culture populaire

Incarnation du projet « un sapin, un quartier », ce dernier s’offre même un petit plaisir malicieux, en s’installant sur la butte de Sainte Foy, sur les contreforts de l’église Notre-Dame avec la capitale des Gaules en toile de fond. Visible de tous les Fidésiens et des Métropolitains, ce sapin de 30 mètres ne manquera pas d’attirer l’attention du maire de Lyon, dont on attend encore l’installation du sien.

« Nous remettons le sapin au centre du village, car cette crise sanitaire ne doit pas être une crise des traditions, ni une crise de Noël », a souhaité préciser Véronique Sarselli. Ultime pied de nez aux écologistes, la commune n’a donc pas choisi un arbre mort, mais presque.

En effet, la santé de conifère centenaire étant « moribonde », celui-ci se voit accorder une ultime mise en lumière, à partir… du 8 décembre, avant de se retirer sitôt Noël passé, non sans histoire !