Par Marco Polisson

En retrait depuis le début de la crise sanitaire, Gérard Collomb met les bouchées doubles alors que se profile un déconfinement compliqué à Lyon et se désolidarise de Jean-Michel Aulas.

On retiendra surtout deux choses de l’intervention radiodiffusée de Gérard Collomb, invité ce matin de Marc Fauvelle sur France Info : A compter du 11 mai 2020, le port du masque sera obligatoire dans les rues de Lyon. Une injonction qui ne vaut pas obligation, tant que le gouvernement n’a pas légiféré sur cette question. Le maire de Lyon s’appuie sur l’exemple des pays asiatiques ayant mis en œuvre cette pratique pour étayer son propos.

Seconde annonce : des axes seront fermés à la circulation automobile et transformés en pistes cyclables pour permette à ceux d’entre nous qui ne veulent pas prendre le bus par crainte de la contagion (via la climatisation) d’enfourcher leur bicyclette. Encore faut-il qu’ils en possèdent une ou qu’ils acceptent de prendre un velo’v potentiellement contaminé…! Les masques commandés par la Ville de Lyon seront à retirer dans les gymnases de la ville en s’inscrivant via une application.

Cela sent la double peine pour tous ceux qui habitent à l’extérieur de Lyon et qui rejoignent notre capitale en auto.  Et la course démago derrière les écolos…

Concernant les écoles, le maire de Lyon a indiqué que la reprise du 11 mai concernerait les écoliers de grande section de maternelle, les CP et les CM2, soit 7500 élèves concernés. « Nous travaillons sur les mesures à prendre, école par école » a-t-il précisé alors que le port du masque sera également obligatoire dans les transports en commun qui « fonctionneront à 80% de leur capacité ».

Interrogé sur l’avenir d’Edouard Philippe au gouvernement, le maire de Lyon a refusé de tacler son ancien patron, et botté en touche quand Marc Fauvelle l’a interpellé sur la volonté de Jean-Michel Aulas de finir le championnat en août. Refusant de soutenir le président de l’Olympique Lyonnais dans cette voie, il a affirmé non sans raison que se projeter sur le mois d’août parait difficile : « Nous devons être concentrés sur le problème épidémique et ce doit être notre seule préoccupation ! »