Par Marco Polisson

(Mis à jour avec l’identité de la nouvelle dircom) Chef de cabinet du petit …. Doucet à l’Hôtel de Ville de Lyon, et omniprésente pendant la campagne des municipales, Ninon Guinel vient d’annoncer qu’elle abandonnait son poste 18 mois seulement après sa prise de fonction. Dépression, discorde ou manipulation, Lyon People mène l’enquête dans ce nouvel épisode de la série sentimentale #Lyon écolo.

Le 11 décembre 2021, la nouvelle égérie du combat féministe et ardente propagatrice du hashtag #Metoo politique aura fait ses cartons et quitté l’étage réservé aux collaborateurs les plus proches du maire de Lyon. Ce, quelques jours après avoir eu son quart d’heure de gloire (sic) dans l’émission C politique sur France 5. Le quart d’heure lyonnais, Ninon Guinel n’aura pas eu le temps de comprendre de quoi il s’agissait…

Les écologistes en campagne sur les Berges de Gégé avant le second tour des municipales. Ninon (lunettes noires) n’est jamais loin de son mentor qui lui doit en partie sa victoire.

C’est à Tatiana Vazquez, sa copine du Progrès qu’elle a fait cette confidence : « Après la campagne pour les municipales et les premiers mois à la mairie, j’avais besoin de retrouver un peu d’air », se justifie-t-elle. Un air de plus en plus irrespirable en mairie, nous confirme-t-on en interne. Et d’expliquer qu’elle « solde ses congés et prépare un voyage en Espagne ». Que penser de cet abandon de poste, après un an et demi de fonction ?

Certains verront dans cette décision les conséquences de l’amateurisme dont font preuve les nouveaux élus écologistes depuis leur prise de pouvoir. Un amateurisme qui a, non seulement des conséquences sur la vie quotidienne des Lyonnais mais également sur les services… Les fonctionnaires rattachés aux élus ont vu leur charge de travail multipliée par deux : le leur auquel s’ajoute celui de leur adjoint qui, la plupart du temps, n’y connait rien.

En recrutant un nouveau chef de cab, Gregory Doucet souhaite-t-il hausser son niveau de compétence ? C’est plausible, d’autant qu’une nouvelle dircom est annoncée avant la fin de l’année. Selon nos informations, il s’agirait de Jeanne Rebuffat, actuelle dircom de l’Agglomération Grand Paris Sud.

Car on peut être une militante douée et dévouée, ce qu’est la belle Ninon 😊, mais hermétique aux contraintes quotidiennes de l’exercice du pouvoir et aux compromissions de celui qui l’exerce avec si peu d’empathie pour les 83% de Lyonnais qui ne l’ont pas élu… Après l’euphorie de la victoire, la lassitude et les discordes se sont mêlés à un ressenti fort déplaisant : la détestation des Lyonnais. Difficile de tenir encore 4 ans et demi dans ces conditions.

Finies les balades à vélo soigneusement mises en scène… Trop triste ! Capture d’écran BFM

On n’en sait pas plus sur les conditions financières de ce départ, sans nul doute négocié avec son copain maire. S’agit-il d’une démission ? D’un licenciement déguisé sous forme de rupture conventionnelle ? Toujours est-il qu’avec ses 18 mois de présence, elle a le droit d’aller pointer à Pôle Emploi et préparer (au frais du contribuable ?), la suite de son aventure politicienne… dont elle esquisse déjà quelques coups de crayon.

Crayon de couleur verte, bien entendu. Elle entend « souffler », et peut-être ensuite, donner un coup de main « aux copains » pour les législatives, annonce-t-elle à notre consœur. Une phrase d’apparence sibylline, passée comme une lettre à la poste du Progrès, mais qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, en l’occurrence celle d’un observateur politique qui murmure à l’oreille de Lyon People.

En effet, ce départ impromptu relance l’hypothèse de la candidature de Grégory Doucet aux élections législatives de 2022

Une candidature annoncée sur notre antenne l’été dernier. « Donner un coup de main aux copains… » peut-on lire… et pourquoi pas à son maire (sous réserve qu’ils se soient rabibochés d’ici là) en reformant le même tandem qu’aux dernières élections, mais avec en ligne de mire, cette fois-ci l’Assemblée Nationale, Paris et le milieu parlementaire où elle fait l’essentiel de son apprentissage politique de 2015 à 2017. Bien entendu, chez les écolos, on réfute officiellement cette hypothèse, tout en étant conscient que la petite musique du rejet se fait chaque jour de plus en plus (o)pressante.

Le climat délétère qui règne autour du maire, raillé et moqué dans presque tous les milieux, haï sur les réseaux sociaux – il n’est quasiment jamais invité dans les grandes réceptions évènementielles lyonnaises, excepté celles qu’il sponsorise, comme le Lancement officiel des nouveaux bacs à compost, (un must !) ou encore la Journée Internationale du Haricot Vert Bio, (une tuerie !) –  s’amplifie tandis que les organisateurs de sauteries institutionnelles ont déserté l’Hôtel de Ville pour plébisciter les salons de l’Hôtel du Département ou de l’Hôtel de Région afin de ne pas être entachés par la secte verte…

La porte de sortie serait donc la députation plutôt que la démission ! Nous évoquions il y a 4 mois ses différents points de chute électoraux après qu’il ait donné les clés de la mairie à sa première adjointe Audrey Henocque. Aux dernières nouvelles, sa circonscription d’atterrissage ressemble de plus en plus aux pentes de la Croix-Rousse, au grand dam du député sortant Hubert Jullien-Laferrière qui n’a pas ménagé ses efforts pour amadouer le petit … Doucet. Avec néanmoins une faute de quart qui va lui coûter cher : avoir semé ses petits cailloux, lors de la primaire écolo, dans les traces de Delphine plutôt que dans celles de Yannick !