Texte : Marco Polisson. Nous vous révélons en exclusivité les manœuvres mesquines de la mairie écologiste pour entraver la bonne marche et le succès de deux importants salons lyonnais. Coup de sang chez les acteurs de l’évènementiel dans ce nouvel épisode de la série #Lyon écolo.

On aurait pu croire qu’après un an et demi de crise, les élus verts avaient intégré les leçons de la real politique et allaient enfin aider les entreprises – notamment celles de la filière évènementielle – à redécoller. Il n’en est rien, et c’est même le contraire qui se produit, comme en témoignent les tentatives de sabotage dont ont fait l’objet deux grands salons d’Eurexpo : Equita Lyon et Epoqu’Auto.

En ce qui concerne Equita Lyon, c’est le président du Département du Rhône, Christophe Guilloteau qui a vendu la mèche lors de la matinée inaugurale, à laquelle aucun élu écolo n’a participé… Il a alors révélé que la Ville de Lyon avait, pour la première fois en 20 ans, refusé de renouveler son partenariat et ses actions de communication en faveur du salon du cheval.

Pour rappel, cet évènement international piloté par Gl events qui fait rayonner Lyon sur toute la planète équine a accueilli 4 épreuves de coupe du Monde de saut d’obstacle et attiré à Lyon près de 167 000 visiteurs. Un public captif qui a « pillé » les stands des exposants venus de toute la France et fait travailler le secteur hôtelier et la restauration de la métropole. Leur tort ? Être venu par la route ou par avion, sans doute ! Mais pas que.

En effet, le cheval est dans le collimateur des écologistes, quand il est présenté lors des concours de dressage, d’obstacles ou en mode western. Le syndrome du bien-être animal s’est déplacé en direction de la planète équine… Et ce alors que les élus écolos de la Ville de Lyon font régulièrement la promotion de la police montée qui va bientôt bénéficier d’une nouvelle carrière au parc de la Tête d’Or, facturée 90 000 euros aux contribuables lyonnais… Une nouvelle contradiction à mettre à leur actif.

Dans le collimateur des écolos, le salon Epoqu’Auto, un événement grand public monté par des bénévoles !

Quant à Epoqu’Auto, qui a grimpé cette année sur la première marche du podium des salons français consacrés aux véhicules de collection, il a également eu droit aux mesquineries de la secte verte. Vous pensez ! Des véhicules à moteur qui font salon ! Selon nos informations, la Ville de Lyon a refusé de diffuser l’annonce du salon sur les panneaux lumineux disséminés dans les rues de la capitale des Gaules et ses sucettes Decaux. Une triste première…

Venus de toute la France, mais aussi d’Allemagne, de Suisse et d’Italie, 82 200 visiteurs sont venus admirer le savoir faire de toute une filière (20 000 emplois et 4 milliards d’euros de CA) qui embauche de nombreux jeunes (lire l’article du Figaro à ce sujet) . Grâce à eux, tous les hôtels environnants ont fait le plein, notamment le Novotel Bron et le Kyriad Saint-Priest, et ces visiteurs, de tous âges et de tous milieux, ont également organisé de belles tablées dans les restaurants de la ville. Mais cela indiffère les élus EELV… déconnectés des réalités économiques.

Fort heureusement, le parc d’expositions d’Eurexpo est l’une des seules institutions lyonnaises à ne pas être passé sous la coupe des écologistes. Ce qui lui permet de poursuivre ses activités, loin des oukases et des interdits. Quant au grand public, sa présence en masse sur ses évènements prouve qu’il n’est pas (encore) totalement lessivé du cerveau.

Les deux salons que nous venons de citer ont, en effet, battu des records de fréquentation. Ce qui constitue de facto une nouvelle gifle populaire pour la secte verte.