La belle saison est normalement pour sa société caladoise spécialisée dans l’événementiel sportif pour les entreprises, Pétanque JLC Faire, la pleine période d’activité.

Mais cette année 2020, Jean-Louis Cazemajou a enregistré l’annulation de plus de 30 tournois de pétanque depuis la mi-mars. Son entreprise cherche des solutions cependant la saisonnalité limite drastiquement les reports de dates.

« Je suis un spectateur de cette situation hors du commun, en conservant une résistance mentale et une résistance morale. Les entreprises partenaires et clients ont désormais des problématiques éloignées de type d’événement dans le contexte d’une crise économique prolongeant la crise sanitaire » explique le dirigeant.

Toute sa saison estivale est tombée à l’eau et il estime ses pertes à 80 000 euros.

Cherchant des solutions, il s’est vite confronté aux limites des possibilités de reports car souvent seule la soirée du jeudi dans la semaine est retenue pour son type d’événement par ses clients. Et de s’interroger sur la capacité à faire venir du monde pour une « compétition » conviviale en raison de la crainte ressentie actuellement au sein de la population.

En attendant la reprise des tournois, Jean-Louis améliore son score au morpion avec sa fille

« Il y a parfois une psychose qui s’exprime, elle est compréhensible mais cette réalité fait que l’événementiel est touché de plein fouet » analyse l’ancien basketteur, passé par GMO, Occade, le LOU Rugby et les boules Obut. Il a créé sa société en 2007, sept ans après son titre de champion de France de Jeu provençal.

Jean-Louis Cazemajou mesure le désarroi qui règne au sein même des dirigeants de la Fédération française de pétanque qui envisagent une reprise de la compétition non plus avec des équipes, les célèbres « doublettes » ou « triplettes », autorisant lors de « gentleman sportif » d’associer un champion avec une personnalité mais seulement en « 1 à 1 ».

Ces duels avec le respect des gestes barrières mettront à mal les atouts de la pétanque qu’il énumère avec force : convivialité, flexibilité et interactivité.

Mais il conserve l’espoir que les jours meilleurs reviendront et à la rentrée. Il pourra sans doute développer le concept de tournoi « indoor » déjà expérimenté mais qui pourrait prolonger la saison estivale par celle d’un « été indien » quand le temps de la convivialité l’emportera !