Par la rédaction (Actualisé le 18 février) – Onze individus ont été interpellés dans l’après-midi du mardi 17 février 2026 trois jours après le décès du militant nationaliste Quentin Deranque.
Adrian, Dimitri, Guillaume, Hélène… « Jetés en pâture » dixit certains confrères, les visages et les noms de « ces fils et filles de bourges » (dixit une source judiciaire) circulaient depuis trois jours sur les réseaux sociaux, et l’opinion publique s’étonnait de la lenteur des services de police et des juges d’instruction. Mais le temps de la colère n’est pas le temps de l’enquête.
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Gérald Darmanin, ministre de la Justice, affirmait hier sur CNews que des moyens exceptionnels avaient été alloués pour retrouver les assassins du jeune homme de 23 ans, venu protéger les membres du collectif féministe Nemesis ayant déployé une banderole en face de Sciences Po, où se tenait un meeting de Rima Hassan, eurodéputée LFI.

Le parquet a dénombré 6 personnes qui se sont acharnées sur Quentin alors qu’il était à terre – capture d’cran TF1 Info
Après trois jours de recoupement méticuleux, et après avoir entendu une vingtaine de témoins, policiers et magistrats se sont accordé sur les faits. Leur enquête se déroule sous les chefs « d’homicide volontaire » et « violences aggravées par réunion, port de masques et port d’armes », auquel s’ajoute « l’association de malfaiteurs dans l’intention de commettre un délit ».
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Cette dernière qualification permet de ratisser large. Mardi 17 et mercredi 18 février, les policiers sont donc passés à l’action. A l’heure où nous publions cet article, onze personnes issues de la mouvance antifa Jeune garde ont été interpellées et conduites à l’hôtel de police. Il s’agit désormais pour les enquêteurs de confronter les 11 personnes (8 hommes et 3 femmes) pendant les 48 heures de leur garde à vue.
Les policiers vont notamment travailler sur la téléphonie, même si l’on sait que les messages compromettants ont été effacés dans les minutes qui ont suivi l’attaque. « Que ce soit Telegram ou Signal, nous arrivons désormais à faire parler les messageries cryptées » nous assure un fonctionnaire de la PJ, spécialiste des enquêtes criminelles. Les antennes relais des téléphones portables sont également épluchées méthodiquement.
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Parmi les personnes en garde à vue, deux prises de choix : l’assistant parlementaire insoumis Jacques-Elie Favrot, qui a été reconnu par des victimes de l’attaque de la Jeune Garde lors de leur audition. Il a immédiatement été lâché par son patron le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde. Un véritable aveu de culpabilité. Sa mise en examen serait la confirmation officielle des liens entre La France Insoumise et les antifas meurtriers.
Par ricochet ce sont tous les alliés de LFI – dont les écologistes lyonnais – qui seraient éclaboussés.
Dans la soirée de mercredi, c’est au tour de son collègue Robin Chalendard d’être interpellé. Les jeunes filles de Nemesis et les membres de leur service d’ordre blessés durant l’attaque ont porté plainte pour coups et blessures volontaires et se sont constitué partie civile. Elles seront en tête de la marche organisée en mémoire de Quentin, samedi 21 février à 16h, place Jean Jaurès à Lyon, si elle est autorisée par la Préfecture.


















Alerte Info :on recherche depuis quelques jours mme Tondelier disparue !!