Par la rédaction – (Actualisé à 23h50) A deux jours de l’hommage organisé en mémoire de Quentin Deranque, lynché à mort par des militants d’extrême gauche, les provocations des antifas se multiplient. La Préfecture n’a pas encore donné son autorisation.
Le rassemblement organisé à Paris, dimanche 15 février place de la Sorbonne, a donné le ton, avec la présence de centaines de personnes et de personnalités politiques du camp national. Le mouvement de protestation contre le crime perpétré jeudi 12 février à Lyon a fait tache d’huile dans toute la France où une douzaine de rassemblements sont organisés au cours de cette semaine.
Point d’orgue de cette mobilisation contre la barbarie un rassemblement est annoncé samedi 21 février 2026, place Jean Jaurès (Lyon 7), à l’appel d’Aliette Espieux, organisatrice de la Marche pour la Vie (dont la sécurité – comme celle du collectif Nemesis – est souvent assurée par les groupes nationalistes Audace et Héritage).
« Cet hommage se veut digne et pacifique »

Les organisateurs ont prévu un temps de recueillement, de prises de parole, notamment des proches de Quentin, et de solidarité. « Nous appelons les participants à faire preuve de responsabilité, de dignité et de respecté » conclut l’organisatrice. Mais les activistes d’extrême gauche, issus des mouvances trotskystes, anarchistes et antifas ne l’entendent pas de cette oreille. Depuis le drame, ils s’acharnent sur Quentin et ses proches.
« Stop aux larmes »
Aux invectives, aux insultes et à l’apologie d’un crime, ont succédé depuis deux jours des appels à entraver le bon cours de la manifestation organisée en mémoire de Quentin. Les provocations ont démarré dès l’annonce du décès du jeune militant. Sur son compte X, le groupe Antifa Lyon a publié un message de justification de la violence subie par Quentin, sans un mot d’empathie (ci-dessous).
C’est le signal qu’attendait la galaxie extrémiste pour se déchainer, contrecarrant de façon délibéré les messages de tempérance et les condoléances enrouées de Jean-Luc Mélanchon et de ses lieutenants, sévèrement recadrés par le Premier ministre lors de la dernière séance des questions à l’Assemblée Nationale (ci-dessous).
🔴🇫🇷 ALERTE INFO Sébastien Lecornu répond à Mathilde Panot et décide de DÉTRUIRE LFI.pic.twitter.com/ZRXont18P2
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) February 17, 2026
Deux logiques s’affrontent au sein de la nébuleuse d’extrême gauche
La modération (de façade) prônée par les mouvements engagés dans les élections municipales (La France Insoumise, principalement) sous pression de leurs alliés Verts et socialistes qui sont inquiets pour les alliances à venir lors du second tour. Et la provocation pour les plus radicaux ayant fait vœu de célébrer le grand soir.
Profitant de l’anonymat que leur confèrent les réseaux sociaux, ils multiplient les messages de haine qui se propagent viralement sur la toile à l’image de ce tweet d’un dénommé El Famoso Grande Juan qui fait l’apologie de la barbarie de la Jeune Garde dont il est issu (ci-dessous), alors qu’une douzaine de militants sont actuellement en garde à vue, dont deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnault.
Les provocations indécentes ne se limitent pas au numérique.
Dans la journée de lundi, ils ont ressorti les ronéos (de leurs locaux universitaires ?) pour éditer des tracts et des affichettes appelant les étudiants à « utiliser les moyens à votre disposition pour faire annuler cette manifestation néofasciste ». Un appel signé du site rebellyon impliqué dans toutes les manifestations violentes de ces dernières années (Nahel, retraites…).
L’objectif est clairement affiché : faire pression, aussi bien sur les autorités préfectorales (pour qu’elles interdisent le rassemblement) et sur les participants pour les dissuader de se rendre avenue Jean Jaurès avant de partir en cortège jusqu’au lieu de l’attaque.
Du côté de la Préfecture, justement, l’heure est à l’analyse du parcours déclaré par Aliette Espieux et à l’évaluation des risques encourus dans ce contexte tendu. Ce n’est que demain jeudi, ou au plus tard vendredi que sera rendue la décision du préfet de police.
Jean-Michel Aulas sera-t-il présent ?
Alors que Lyon s’apprête à accueillir des personnes venues de toute la France, il paraît improbable que la manifestation soit interdite, en dépit des pressions exercées par des élus lyonnais (suivez mon regard). D’autant que cette interdiction pourrait se faire retoquer illico – c’est à dire en référé – par le tribunal administratif. De plus, les autorités n’ont aucune envie de gérer la colère et la frustration de centaines de nationalistes en mode pèlerinage et livrés à eux-mêmes dans les rues du drame.
C’est donc sur le parcours et sa sécurisation que les deux parties doivent s’entendre pour arriver à un accord. De cet accord découlera la présence de nombreuses personnalités, aujourd’hui dans l’expectative. S’il paraissait évident que les cadres du RN et de l’UDR confirmeraient leur participation,il n’en sera rien. Contacté dans la soirée par Lyon People, Tim Bozon, candidat RN à Décines nous a assuré que ni lui, ni la députée RN Tiffany Joncour ne seront présents samedi. Mais impossible de savoir s’il s’agit d’une consigne nationale. Quant à Alexandre Dupalais, c’est silence radio sur le sujet.
L’heure est à la prudence pour Jean-Michel Aulas. Interrogé par Lyon People, son staff nous indique « qu’il y a de forts enjeux de sécurité que nous sommes en train d’évaluer ». Fin de citation.























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