Par Letty Besac

En difficulté depuis son élection sur la sécurité, Grégory Doucet a souhaité démentir les accusations d’inaction en matière de rodéos urbains. Ce mardi 13 juillet 2021, l’élu des verts a décompté devant la presse les motos stockées à la fourrière automobile du 7e arrondissement de Lyon.

Il fallait bien répondre à ce réveil cauchemardesque vécu au matin de son 300e jour de pouvoir… un certain 30 avril, assaisonné de rodéos sous ses fenêtres, place des Terreaux. Un phénomène qui n’a fait qu’augmenter ces derniers mois. Aux côtés du procureur de la République de Lyon Nicolas Jacquet et du préfet de la Région Rhône-Alpes, Pascal Mailhos, le maire s’est rendu à la fourrière automobile pour un état des lieux des dernières saisies effectuées.

« Ces motos ont été saisies lors de perquisitions menées avec une grande coordination. Quant à ces deux voitures de luxe, elles ont été saisies sur la place Bellecour » précise Grégory Doucet. Une quinzaine de motocross, pas plus, sont désormais stockées à l’abri des regards…. En seulement six mois, une centaine de personnes ont été interpellées dont 55 d’entre elles ont été déférées. « Sur cette cinquantaine de personnes, 26 ont été en comparution immédiate et 20 peines de prison ont été prononcées » poursuit le procureur.

A l’origine de ces rodéos urbains, « la dissuasion et la provocation »

Pour éviter les sur-accidents, ces individus jugés « dangereux pour la sécurité publique » sont arrêtés dans la majorité des cas après les faits. A l’aide de dispositifs vidéo, ils sont identifiés, interpellés, et jugés dont certains encourent jusqu’à un an de prison. « Quelques secondes de gloire, c’est assez cher payé » glisse le maire… et à qui le dîtes vous. Conducteurs mais pas seulement, les incitateurs sur les réseaux sociaux paient également le prix, si ce n’est plus que les auteurs des faits. « Ceux qui encouragent les rodéos peuvent être condamnés jusqu’à deux ans de prison » précise le préfet.

Comme le conclut si bien le maire de Lyon, « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin »… Une cellule « anti rodéo » a donc été créée en juin. Ce dispositif associe ainsi la police nationale, municipale et les caméras de surveillance. Selon la préfecture, les résultats de cette alliance semblent plutôt encourageants et concluent une baisse des rodéos ces dernières semaines…

Au vu du nombre des motos saisies, cette confirmation reste elle aussi à être vérifiée.