Par Marco Polisson

La crise qui couve depuis plusieurs mois entre l’exécutif écologiste et les maires du Grand Lyon est sur le point de prendre une tournure sécessionniste explosive. Décryptage exclusif. Un nouvel épisode de la série #Lyon écolo.

Le mandat de maire n’est déjà pas un job facile que l’on soit en Corrèze ou dans le Finistère. Mais être maire d’une commune de la Métropole de Lyon, sous diktat écologiste est devenu mission impossible.  C’est le constat amer qu’ont dressé plus de la moitié d’entre eux lors d’une réunion organisée ce lundi 7 septembre 2021.

Selon nos informations, une trentaine de de maires de la métropole se sont retrouvés clandestinement dans les salons de l’Auberge Fond Rose à Caluire à l’invitation du maire Philippe Cochet. Au menu des discussions qui ont rassemblé des élus de tous horizons politiques (divers droite, Synergie, Les républicains…), les relations avec le président Bruno Bernard et ses vice-présidents écologistes et d’extrême gauche.

Plus personne ne supporte que les écologistes prennent des décisions dans leur propre commune sans avoir été au préalable concerté et écouté.

Qu’ils s’agissent de Marc Grivel, de Max Vincent (Limonest) ou encore de Jérémie Breaud (Bron), tous ont décidé de s’organiser au sein d’une nouvelle conférence des maires en dehors des instances métropolitaines. Cette structure appelée à se formaliser réunira bien entendu les maires ne siégeant pas au Grand Lyon, comme la maire de La Mulatière, de fait complètement exclus des prises de décision les concernant.

Ces dernières semaines, les passages en force répétés des écologistes sur des terres où les électeurs ont refusé de leur signer un chèque en blanc a généré des crises à répétition. Que ce soit à Sainte Foy les Lyon (avec le téléphérique), à Saint-Priest (avec la présidence du SMDIS), à Rillieux (avec la voirie), à Vernaison (avec le pont) ou encore à Charly (avec le cimetière), les sujets de discorde ne manquent pas.

Que le maire de Charly apprenne par la presse qu’un cimetière géant allait être créé dans sa commune a été la goutte qui a fait déborder le vase (funéraire).

Sur le fond, il y aurait beaucoup à dire sur ce projet qui prévoit la destruction de 14 hectares de terres cultivées et l’artificialisation des sols, ce qui va à l’encontre des engagements et des promesses électorales de Bruno Bernard. Sur la forme, ne pas avertir le maire de la commune de l’existence de ce même projet est plus qu’une faute politique, c’est un déni de démocratie.

Dans les communes de la périphérie métropolitaine, certains maires réfléchissent à l’opportunité de faire sécession pour échapper au diktat de la secte verte. Cet « communexit » n’est pas chose facile à réaliser car il nécessite une modification par le parlement (Assemblée nationale et sénat) de la loi de 2015 et plus particulièrement de l’article L3611-1 du code des collectivités territoriales définissant les contours géographiques de la Métropole de Lyon…

Mais c’est ça ou subir pendant encore 5 ans ce régime quasi dictatorial qui refuse le débat public, avec la tenue des prochains conseils métropolitains en visio-conférence… et la montée en puissance de la Commission permanente loin du public, des échanges et de la presse…