Par Marco Polisson

Pas de répit sur le front de la bêtise écologiste. Pour la secte verte, l’année 2021 se termine comme elle a commencé : dans le dogmatisme crasse, l’absence de bon sens, les polémiques ridicules et les échecs à répétition. Résumé de la saison 2021 de la série beauf #Lyon écolo.

CULTURE
Nathalie Perrin-Gibert est dégoutée. Elle qui pensait avoir mis les professionnels de la culture dans sa poche avec les étrennes distribuées l’an dernier (4 millions d’euros dont 100 000 euros à ses copains du Petit Bulletin) a vu ses efforts réduits à néant. L’adjointe à la Culture du petit Doucet a ainsi découvert dans la presse le projet de transformation des usines Fagor-Brandt, écrin des dernières biennales d’art contemporain, en hangar-atelier de réparation des tramways TCL. Un camouflet qui a précipité la démission fracassante de François Bordry, président des Biennales, alors que Dominique Hervieu, lasse de voir le projet du Musée Guimet s’enliser, annonçait son départ de la Maison de la Danse.
On applaudit !

GASTRONOMIE
L’indigeste maire de Lyon a trouvé un nouveau sujet polémique pour attirer les projecteurs sur sa personne. Après la viande supprimée des cantines, c’est au tour du foie gras de lui valoir une notoriété nationale. Non content de supprimer ce met des (rares) réceptions données en mairie, Grégory Doucet enjoint les restaurateurs à le retirer de leur carte. La levée de boucliers a été immédiate et unanime à Lyon, pour commencer, avec les protestations de Christophe Marguin, Joseph Viola, Christian Têtedoie puis au niveau national avec une tribune de soutien à la filière signée par 127 parlementaires.
On se régale !

TRANSPORTS
Échec sur échec. Tous leurs projets transports sont contestés par ceux-là même qui sont censés les adopter. Dans les communes de La Mulatière et de Sainte Foy les Lyon, les riverains consultés par référendum rejettent à plus de 90% le projet de téléphérique qui va dénaturer et polluer visuellement leur environnement. Dans le même temps, les études de prolongement des métros A et B, et la création du métro E – plébiscité par les habitants de Tassin et de l’Ouest lyonnais – sont au point mort.
On reste bien au chaud dans sa voiture !

EMBOUTEILLAGES
Lyon pointe désormais à la 2ème place des villes les plus embouteillées de France (12ème au niveau mondial). Pollution et stress ne vont qu’aller en s’accentuant avec le projet de réduction à une voie automobile de la Rive droite. A Villeurbanne, la voie sans issue créée délibérément par la Métropole écologiste sur la 3 voies du boulevard de Stalingrad a causé son premier blessé. Quai Gailleton, la station de covoiturage – qui a entrainé la suppression de 110 places de stationnement est un échec. Tout comme la voie de covoiturage sise sur l’A6 et l’A7 qui fait doublon avec la voie réservée aux bus mais ça n’empêche pas les Verts d’avancer œillères rabattues.
On passe outre !

GOUVERNANCE
A la tête du Grand Lyon depuis moins de deux ans, Bruno Bernard aura réussi l’exploit de fédérer contre lui les 2/3 des maires de la Métropole de Lyon, toutes tendances confondues. Le leader de l’opposition Philippe Cochet l’a traité de « dictateur » lors d’un récent conseil. Les maires sont excédés des passages en force quotidiens des écologistes : ils découvrent dans leur propre commune des pistes cyclables tracées à l’arraché dans la nuit, ou encore dans la presse que leur village va accueillir un cimetière géant… Du côté du fonctionnement des collectivités, les élus verts se comportent comme des fonctionnaires en termes d’horaires de présence et leur incompétence fait peser la charge de travail sur les agents.

Le bilan détaillé des écologistes lyonnais dans l’intégral de la série 2021 en cliquant ici

Gregory Doucet fait sa rentrée télévisée sur France 3 Rhône-Alpes ce dimanche 9 janvier à 11h30. Il sera intéressant d’observer si son intervieweur Paul Satis a l’audace (le courage ?) de lui poser enfin des questions non complaisantes (la détestation des Lyonnais à son égard, le départ précipité de son chef de cabinet, la tutelle qu’exerce sur lui Bruno Bernard, sa propre démission…) ou décide de lui passer la brosse à reluire comme ses collègues de BFM Lyon