Lyon. Le bilan d’une nuit de pillages et de violences en Presqu’île

1 juillet, 2023 | Actualités Lyon, DERNIERE MINUTE | 4 commentaires

Texte : Marco Polisson – (Mis à jour le 2 juillet) Le centre-ville de Lyon a connu une nouvelle nuit d’émeutes provoquées par les militants d’extrême gauche alliés aux jeunes des banlieues.

Lyon ville des confluences politiques et opportunistes. C’est le spectacle auquel ont assisté les rares lyonnais ayant osé s’aventurer en Presqu’île. A l’appel des mouvements d’extrême gauche, plusieurs centaines de personnes ont organisé une manifestation sauvage qui a démarré des Terreaux pour descendre sur la presqu’île.

Les boutiques de luxe de la galerie du Sofitel ont été dévalisées

Rue de la République, rue Édouard Herriot et rue de Brest, ils ont pu évoluer avec dextérité et détermination face à des policiers très souvent statiques et inefficaces. Présents sur le terrain, nous avons pu observer de près les différents groupes en mouvement narguer et insulter les policiers du RAID et de la BAC qui ont procédé à une trentaine d’interpellations.

Nous avons pu distinguer deux types de casseurs en action

Le premier groupe a les mêmes codes vestimentaires et militants des activistes d’extrême gauche qui ont mis Lyon à feu et à sang lors des manifestations contre la réforme des retraites, notamment le 1er mai. En tenue noire, masques sur le nez, ils ont principalement incendié le mobilier urbain et attaqué les banques. Puis signé leurs méfaits avec le tag des Soulèvements de la terre.

Dans leur sillage, plusieurs bandes venues en voitures des banlieues lyonnaises profiter de l’effet d’aubaine avec deux objectifs : casser du flic et faire du shopping. Ces hordes de jeunes masqués ont entrepris le saccage et le pillage des boutiques du centre-ville, incendiant des poubelles et du mobilier urbain. A Bellecour et à Hôtel de Ville, ils ont fait usage de mortiers d’artifice.

Dans le même temps, place au shopping

Sous nos yeux, nous avons assisté au pillage de plusieurs boutiques, notamment Graphiti, les casseurs repartant les bras chargés de vêtements avant d’être récupérés par des complices en voitures garés dans des rues adjacentes et sur l’axe Nord-Sud. Les coffres chargés du précieux butin, direction la banlieue.

Idem pour le Monoprix des Cordeliers dont l’entrée, défoncée, a été défendue par un homme d’une soixantaine d’années qui a tenu tête aux casseurs qui ont alors contourné le magasin pour casser une seconde porte et descendre au sous-sol. Et de remonter des packs de bière, des alcools…. devant deux employés apeurés. Présents rue de la république, à 100 mètres, les policiers ont laissé faire…

Les pillages ne se sont pas limités à la seule Presqu’île. A l’heure de faire les comptes, on a ainsi appris qu’une bande de banlieue avait frappé l’avenue Jean Jaurès. La concession Yamaha Alexis Motos a été cambriolée Plus tard dans la nuit,  à Villeurbanne, d’autres individus ont pénétré par effraction dans la concession automobile de Richard Drevet, et sont repartis au volant de 5 véhicules qui étaient vendus…

Mise à jour du 7 juillet 2023
On a appris en milieu de semaine que Grégory Doucet avait interdit à la Police Municipale d’intervenir pour surveiller les commerces pillés. Nous reviendrons sur cette nouvelle polémique.

PREMIER INVENTAIRE DES BOUTIQUES PILLEES A LYON

Attaque du Monoprix des Cordeliers

Le rez-de-chaussée du grand magasin a été pillé

Présents à une centaine de mètres, les policiers ne sont pas intervenus pour protéger le magasin

Foot Locker, rue de la République

Boutique Offshoes, rue de la République

Courir, 32, rue de la République

Pillage intégral de la boutique

De nombreux heurts, place de la République

Grand Optical, place de la République

Kiko, 63, rue de la République

JD Sport, au 62, rue de la république

Rituals, 64, rue de la République

Les boutiques Maier sous haute surveillance, rue Edouard Herriot

Les CRS sécurisent la place des Jacobins

Zara, angle Grenette – Edouard Herriot

Fossil, 48, rue Edouard Herriot

Lydo, 42, rue Edouard Herriot

Voiture renversée rue Gasparin

Boutique Graphiti pillée, rue Edouard Herriot


Un pilleur de Graphiti attendant d’être récupéré avec son butin à l’angle de la rue du Bat d’Argent et du quai Jean Moulin

Les dégâts visibles samedi matin 

Rue Emile Zola

Boutique Colmar, rue Jean de Tournes

 

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/marco" target="_self">Marco Polisson</a>

Marco Polisson

Rédacteur en chef
Co-fondateur du magazine.
En charge de la rédaction et responsable des partenariats.
Délégué à la protection des données RGPD

4 Commentaires

  1. Anonyme

    cela se passe de commentaires pour la sociologie des pilleurs…. mais, bien sûr, en dire plus serait être un vilain extrémiste de droite… pauvre France. !

    Réponse
  2. Anonyme

    Un país se respeta…si vives en el…completamente indignada

    Réponse
  3. Anonyme

    L’état laisse faire !!! Complice…! Nous ne sommes pas un pays du tiers monde…!!!!!

    Réponse
  4. Musch

    à signaler un magasin de motos, située avenue de Saxe, qui a entièrement brulée. Je vous laisse imaginer si le feu avait entièrement pris dans les étages supérieurs ?

    Réponse

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