Par Morgan Couturier

La situation sanitaire continuant de se dégrader, le Premier ministre s’est résolu à établir un nouveau point sur l’épidémie. Si un confinement global est à nouveau écarté, le Rhône, placé en surveillance renforcée, pourrait être confiné le week-end d’ici la semaine prochaine.

La promesse d’un discours du Premier ministre n’augurait rien de réjouissant. Comme un oiseau de mauvais augure, dans un ciel sombre que l’on espérait voir s’éclaircir avec l’arrivée des beaux jours, le chef du gouvernement aura finalement placé le Rhône, devant un horizon maussade, où la menace d’un confinement le week-end, à l’instar de Nice ou Dunkerque, se fait de plus en plus oppressante.

« Dans un devoir de vérité », cher au gouvernement, Jean Castex a en effet placé le Rhône (et la Drôme, ndlr) parmi une liste exhaustive de 20 départements « en surveillance renforcée », susceptibles de devoir se plier à cette « mesure lourde allant de pair avec le couvre-feu maintenu à 18h ». Une solution que Jean Castex et ses ministres, espèrent bénéfique, pour « permettre d’infléchir la tendance observée ».

Une décision sera prise la semaine prochaine

Mais alors que le Rhône présente actuellement des indicateurs défavorables, ses habitants n’auront que très peu de temps pour corriger le tir. Le Premier ministre l’a annoncé, il doit demander ces prochains jours, « aux préfets des départements concernés d’engager des concertations avec les élus en vue d’inviter sans attendre, tous les habitants à la plus grande vigilance et d’envisager dans tous ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque ».

Hélas, le temps sera compté, un point, au terme de ces concertations, devant être fait la semaine prochaine. Le compte à rebours est donc lancé. Si d’aventure, la situation devait poursuivre sa triste dynamique, le Rhône n’échapperait pas à son sort : un confinement le temps de nos week-ends, et ce dès le 6 et 7 mars 2021. Mais après tout, l’auteur Etienne de Senancour l’écrivait en des jours plus heureux : « vivre, c’est espérer et attendre » !