Par Morgan Couturier

Installée à la Clinique du Parc, l’exposition photos signée Valeria Pacella, vient rendre hommage aux différents corps de métier du milieu hospitalier via la mise en lumière de ces « gens de l’ombre ».

Valeria Pacella en est consciente : « une photo ne peut changer le monde, mais elle peut toucher une conscience. Et rien que pour cela, elle se doit d’exister ». Ou de faire parler, comme ne manque pas de le faire sa dernière exposition, sobrement intitulée « Nous, les soignants ».

Quarante-huit clichés, en noir et blanc qui, malgré l’absence de couleurs, viennent mettre en lumière un univers cloisonné dont les pensionnaires, héros du quotidien, bénéficient rarement de la reconnaissance du grand public pour leurs actions.

Des « gens de l’ombre », comme aime à les décrire la photographe, qui depuis ses 14 ans, demeure attirée par ces soignants aussi « disponibles que sympathiques ». « Si tous les gens pouvaient être comme eux, on serait dans un monde merveilleux », dépeint-elle, motivée à l’idée de réparer cette injustice.

Mettre en avant le côté humain et des professions parfois oubliées

« Un message plus que des photos », soutient Franck Zanibellato, le directeur de la Clinique du Parc, que l’artiste lyonnaise souhaite partager au plus grand nombre, dans l’espoir de rendre à César, ce qui lui appartient.

« On voit bien qu’ils font ça par vocation, et non pas pour l’argent, car dans ce milieu, il y a beaucoup d’humain, des échanges avec les patients qui sont chouettes. C’est pourquoi, je voulais enlever le côté technique et médical, pour ne garder que le côté humain », avance-t-elle.

Le résultat n’en est que plus séduisant, à travers ses nombreuses émotions mises en avant au fil de l’exposition. « Elle a réussi à capter des moments incroyables », enchaîne Franck Zanibellato. Débuté en septembre 2019, le shooting gagne d’autant plus en crédibilité en ces temps de crise sanitaire, où le rôle du personnel soignant fut quelque peu exacerbé.

Donner aux jeunes l’envie de rejoindre cet univers

« On est là pour mettre en avant tout le monde. Que ce soit dans le privé ou dans le public, ce sont les mêmes. Sans eux, rien n’est possible. Il faut prendre soin de ces personnes et leur apporter une reconnaissance », complète-t-il, à l’heure où faute de juste gratitude, ces professions souffrent d’un manque criant d’intérêt, de moyens et de personnels.

« C’est peut-être maintenant que l’on va convaincre les jeunes de répondre à cette vocation. C’est bien d’envoyer un message positif », conclut le directeur de la Clinique du Parc. A l’œil nu, le traitement semble efficace. Des sourires, des jeux de regards et de la bienveillance, voilà la scène exposée par Valeria Pacella. Preuve qu’à l’hôpital, il en faut souvent peu pour être heureux.

> Pour visionner la vidéo de l’exposition : https://www.youtube.com/watch?v=BA3VKfdEKVA

Exposition à découvrir à la Clinique du Parc
155, boulevard de Stalingrad – Lyon 6e