Texte : Marco Polisson. En pleine polémique sur les urinoirs écologistes, retour de Yannick Jadot entre Rhône et Saône. Sans doute une envie pressante… avant de passer à autre chose ! Un nouvel épisode incontinent de la série #Lyon écolo.

C’est le sujet de rigolade du moment, et pour les écologistes, ça tombe très mal à deux jours du vote présidentiel. L’installation de deux urinoirs géants sur la place Louis Pradel avec vue directe sur l’Opéra et l’Hôtel de Ville « sont au centre de toutes les moqueries » rapportent nos confrères Caroline Girardon et Lancelot Mésonier dans 20 Minutes. Et de s’interroger : « Un nouveau urinoirgate en perspective ? » après celui de la Guillotière.

« Ces urinoirs placés au cœur de Lyon, à la vue de tous, n’ont pas manqué de faire réagir. Dévoilés le 1er avril, certains ont même cru à un canular. » explique Dolores Mazzola sur le site de France 3 Auvergne Rhône-Alpes. « Si la première expérimentation avait déclenché la colère du Collectif La Guillotière en Colère et de nombreux riverains, ces nouveaux urinoirs ont plutôt déclenché quolibets et moqueries. »

C’est tellement risible et déplacé – n’est-ce pas chère Edith ! – que même la presse nationale s’en mêle : « Installés sur la place près de l’opéra et de l’Hôtel de ville, de nouveaux urinoirs masculins et féminins font grincer des dents dans cette zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco. » titre Justin Boche, pour Le Parisien.

L’opposition a sorti le canon à eau pour fustiger cette nouvelle bavure, car l’objet du litige est installé dans un quartier classé au patrimoine mondial de l’humanité. « Certains détracteurs craignent même un déclassement par l’UNESCO » assure Tatiana Vasquez dans Le Progrès. Interrogé par Honorine Soto, pour L’Arrière-cour, l’architecte des Bâtiments de France demande aux écologistes des urinoirs « moins impactants ».

Et sur ces dégoulinantes entrefaites, pas de bol, débarque Yannick Jadot !

Le candidat écolo a vu sa séquence terrain de ce matin totalement polluée (sic) par cette nouvelle fuite doctrinaire qui illustre « la fâcheuse habitude de ne pas respecter l’histoire et l’esthétisme de Lyon » en remet une couche Louis Pelaez, président du groupe d’opposition Inventer la Métropole de demain.

Pas rancunier, Monsieur 5% a fait – selon le communiqué de son service presse – le voyage pour visiter une chaufferie Biomasse en compagnie des bras cassés et fossoyeurs de l’écologie lyonnaise Bruno Bernard et Grégory Doucet (allié d’Eric Piolle) qui lui ont pourri – volontairement ? – sa campagne présidentielle, comme nous le racontions, déguisés en poisson, sur cette antenne le 1er avril dernier.

Le petit groupe s’est rendu – en bus – rue Saint Jean de Dieu (Lyon 8ème) pour découvrir l’installation de production de chaleur de Surville qui sera la plus grande chaufferie biomasse publique de France. Elle alimente actuellement l’équivalent de 45.000 logements en chauffage collectif et en eau chaude. Du très lourd ! De quoi enflammer enfin sa (morne) campagne !

Arrivé à 11h par TGV, Yannick Jadot – qui a compris qu’il y avait embrouille – est reparti illico par le même train à 14h et n’a donc pas eu la chance de baisser son pantalon en public – il le fera dimanche soir devant Macron à l’annonce de ses résultats – pour expérimenter les désormais célèbres urinoirs lyonnais ! Quel dommage !