Par Marco Polisson

Exclusif. La polémique se poursuit suite aux multiples interdictions décrétées par le maire écologiste de Lyon pour le 14 juillet. La dernière en date concerne le feu d’artifice.

Avant de prendre ses fonctions de maire de Lyon, le petit Grégory (Doucet) aurait sans dû aller faire un stage chez son mentor Anne Hidalgo. La maire de Paris lui aurait alors expliqué comment il était possible de préserver les festivités du 14 juillet tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur.

Avec deux cas pratiques à la clé : le show aérien de la patrouille de France, autorisé à Paris (photo ci-dessus, merci Yo) et interdit à Lyon sous un faux prétexte. Idem pour le feu d’artifice maintenu dans la capitale et tiré comme le veut la tradition avec la tour Eiffel pour décor.

A la mairie de Lyon, l’annulation du feu d’artifice est vécu comme désaveu 

Prévu pour enchanter les Lyonnais pendant 20 minutes, le spectacle pyrotechnique préparé depuis des semaines par le personnel du service des événements et de l’animation avait bien entendu pris en compte les impératifs liés à la crise sanitaire. La décision d’annulation prise par Grégory Doucet a été vécue comme une négation de leur professionnalisme.

Pour éviter les attroupements, il avait été ainsi prévu de le tirer plus haut que d’habitude afin de permettre aux Lyonnais de l’admirer sans avoir à se regrouper sur les quais du Rhône ou de Saône. Une captation en streaming était également programmée pour ceux qui voulaient rester lovés dans leur canapé… Mais rien n’y a fait.

Des arguments forts balayés pour coller à l’interdiction de la Patrouille de France, qui fait vivement réagir Salon de Provence. Mais qui dit annulation, dit indemnités. En effet, la commande a été passée il y a plusieurs semaines et l’entreprise retenue n’a été prévenue que le 10 juillet, soit moins d’une semaine avant l’évènement.

Les contribuables apprécieront ce gaspillage d’argent public…

Selon nos informations, la facture va être salée pour le contribuable lyonnais : 90 000 euros, soit le montant total de la prestation… qui n’a pas eu lieu ! En raison de l’annulation tardive de la commande, l’entreprise est en effet en droit de réclamer l’intégralité du contrat signé.

De leur côté, privé de festivités, de nombreux Lyonnais et Grands lyonnais ont choisi de se faire « feu d’artifice » eux-mêmes. Mortiers, pétards mammouth… ont raisonné les deux nuits du 13 et du 14 sur le territoire de la métropole, agrémentés d’incendies à Villeurbanne et quai Pierre Scize (ci-dessus), véhicules incendiés à Vénissieux et à Vaulx-en-Velin et de rave party interdite à Caluire histoire que la fête soit complète.

Dans ce contexte d’anarchie généralisée, signalons le joli clin d’œil de la mairie de Rillieux-la-Pape jamais à court d’imagination.

« Pour célébrer le 14 juillet, nous avons en cette année particulière opté avec Alexandre Vincendet pour un message d’amour ❤️ destiné aux Rilliards sur un fond de ciel bleu. Un message de remerciements à tous ceux qui se sont impliqués à nos côtés pendant la crise du Covid-19, un message de soutien à toutes les professions médicales, de sécurité ou de service qui étaient en première ligne de cette crise » explique Julien Smati, premier adjoint.

La municipalité rilliarde a fait appel au pilote Walter Dintinger qui a marqué le ciel de Rillieux-la-pape ce 14 juillet 2020 avec une solution biodégradable. Nos lecteurs se souviennent que c’est ce sympathique pilote qui avait rendu hommage à la jeune Laura en inscrivant son prénom dans le ciel rilliard, le 7 octobre 2017 quelques jours après son assassinat par un islamiste en gare Saint Charles de Marseille… Ne l’oublions pas !