Par Morgan Couturier

L’actuel président de la ligue Auvergne Rhône-Alpes a présenté les idées fortes de son programme, censé « construire un nouveau modèle qui permettra au tennis de relever les défis des 10 prochaines années ».

L’homme n’a pas changé ou presque. Le joueur non plus, à savoir celui qui ne lésinait pas sur les efforts, une fois installé sur le court, raquette en main. En effet, trente-six ans après l’arrêt de sa carrière, l’ancien pensionnaire de l’équipe de France n’a rien perdu de son esprit de guerrier, en témoigne sa candidature à la présidence de la Fédération Française de Tennis (FFT).

Une nouvelle passe d’armes avec Bernard Giudicelli

Une ambition pleinement assumée par l’intéressé, dont les aspirations ont été dévoilées ce mardi 26 mai. À sept mois des élections, l’ancien président de l’ASVEL se donne ainsi les moyens de réussir. Souhaitant partager son expérience, Gilles Moretton se dit alors animé par l’humain et les valeurs, lui dont le plaisir de jouer, de pratiquer et de progresser sont manifestement érigés en nécessité.

« Je suis candidat car j’ai aujourd’hui l’expérience nécessaire pour rassembler tous ceux qui veulent participer à la construction d’un nouveau modèle. J’ai eu la chance de vivre de multiples expériences. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de la fédération et rendre au tennis ce qu’il m’a apporté », soutient le créateur du GPTL.

« Certainement le meilleur CV que la FFT n’ai jamais eu »

En somme, « un programme radicalement différent de la politique mise en place aujourd’hui », que Gilles Moretton espère voir plébiscité, alors que son principal adversaire, l’actuel président Bernard Giudicelli jouit d’une image désastreuse. En effet, trois ans après avoir été condamné pour diffamation par… Gilles Moretton, le Marseillais se voit également ignoré par les principaux joueurs français.

Ces derniers lui reprochent sa participation à la réforme de la célèbre Coupe Davis et ses nombreuses critiques vis-à-vis de l’élite du tennis tricolore. Un argument de poids pour le Lyonnais, dont l’ambition affichée est de restaurer le dialogue entre les élus et les joueurs de manière à « rétablir l’union dans la grande famille du tennis ».

« Objectivement, c’est certainement le meilleur CV que la FFT n’ai jamais eu. Il connait toute la chaine de valeurs, du sport amateur au sport professionnel et a été chef d’entreprise toute sa vie. Sa candidature a certainement de bonne chance d’aboutir », précise de son côté Stéphane Morot-Sir, directeur, entre autres, des partenariats au sein du tournoi « Open Parc ».

La première balle engagée, reste désormais à serrer le jeu pour remporter le point et le match. A la clé, un nouveau trophée : celui de numéro 1 de la fédération.