Texte : Marco Polisson – Mon challenge du jour : résumer en quelques lignes les multiples vies de Blandine Peillon, figure de l’entreprenariat féminin lyonnais… qui a magistralement fêté son départ de Jours de Printemps.

Pas simple, car la baronne est du genre hyper-active et nous entretenons avec elle des rapports privilégiés de longue date (ses agences Charlestown et JDP ont, pendant une quinzaine d’années, assuré la diffusion de notre magazine mensuel auprès de nos 1200 dépositaires). C’est d’ailleurs avec son agence évènementielle d’hôtes et d’hôtesses, créée en 1995 avec Sarah Fatton qu’elle s’est fait un nom puis un prénom dans le petit monde des entrepreneurs lyonnais.

Trois vies dans le même panier

Son agence revendue, elle rebondit avec Jours de Printemps qui a rapidement pris de l’ampleur grâce aux multiples greffes d’activités judicieusement opérées au fil des années. Au métier initial d’agence d’hôtesses, s’est rajouté le SAP (Service à la Personne) puis la conciergerie intégrée pour de grandes entreprises lyonnaises. Une diversification qui a permis à sa société de diversifier ses sources de revenus et à la baronne (grande bourgeoise mais très terrienne) de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

A cette riche vie d’entrepreneur, se sont greffées une vie familiale bien remplie (avec Philippe, et leurs trois enfants Luc, Siam et Claire) et une vie de réseauteuse hors pair. Elle s’est investie – tel un mec – dans de multiples réseaux patronaux (CCI, MEDEF, SAPRA), caritatifs (Fondation Emergences), féministes (HER Value)… Une omniprésence qui lui a valu de solides amitiés, et pas que. Mais peut-on faire une bonne omelette sans casser quelques jolis œufs, chère Blandine ?

Ses valeurs refuges : la famille et le travail

Alors qu’elle vient de vendre son agence à Alain Chalon et à l’heure de l’apogée de « l’économie de la paresse », Blandine reste la plus belle démonstration du mot « Travail ». Elle l’explique très simplement devant ses invités réunis pour son pot de départ format XXL dans le show-room BMW de Limonest : « Je dois vous confier que « J’ai aimé travailler » et « J’ai aimé mon travail ». Aujourd’hui, le mot TRAVAIL est remis en cause et je trouve cela bien dommage ».

« La preuve : sans le travail, je n’aurais jamais rencontré la plupart d’entre vous. Sans le travail, je n’aurais jamais découvert mes compétences, mes failles. Et sans le travail, je n’aurais jamais eu autant d’opportunités et fait autant de belles rencontres qui ont rempli ma vie professionnelle et personnelle. Enfin, grâce au travail, j’ai pu faire des choix de vie et construire ma vie ! » On imagine que sa seconde vie automnale, qui passera très prochainement par la case « grand-mère », sera tout aussi colorée que la première.

Bon vent, chère baronne !

 Show-room BMW Altitude
Jeudi 1er décembre 2022