Par Franck Girardet

Il y aura eu 2 matches dans cette demi-finale de coupe de France face au PSG dans un Groupama Stadium plutôt bien garni (42 500 spectateurs) en semaine de vacances scolaires après avoir fait le plein pour la venue de la Juventus puis de St-Etienne et en plein épisode de Coronavirus.

Les Gones quittent la coupe de France en ratant la dernière marche mais ils n’auront guère de regrets à avoir dans l’attitude. Il y aura eu un match équilibré jusqu’à la 61ème minute et ensuite l’arbitre Ruddy Buquet a scotché son sifflet à la bouche dès qu’un Parisien était touché ou victime d’un courant d’air. Large victoire parisienne 5-1 mais cette défaite n’est pas reflétée par ce score fleuve à la différence de celui disputé en championnat cette année (1-0 le 22 septembre dernier) car au moins Rudi Garcia a fait jouer son équipe.

Des Lyonnais entreprenants  

Tout avait pourtant plutôt bien commencé avec un but de Terrier dès la 11ème minute à la suite d’un débordement de Toko-Ekambi très en jambe hier soir. Malheureusement le PSG égalisa 3 minutes plus tard par Mbappé qui poussait au fond des filets une tête de Kurzawa. Terrier loupait un face à face avec Navas à la demi-heure de jeu pour donner l’avantage à l’OL et Cavani trouvait le poteau sur un centre de Neymar avant le repos. 1-1 à la mi-temps et un match ouvert et agréable.

La seconde mi-temps était équilibrée jusqu’au pénalty accordé au PSG pour une main de Marcal dans la surface de réparation qui entrainait son expulsion et permettait à Neymar de tromper Lopes en tirant son pénalty avec une course d’élan digne d’un gamin de 7 ans tellement cela en devient ridicule. Ce fut ensuite l’avalanche avec un but de Mbappé sur un rush solitaire dont il a le secret (70ème) un autre de Sarabia sur un cafouillage dans la surface de réparation (82ème) et un dernier de Mbappé dans le temps additionnel (92ème).

Le melon de Mbappé

5-1 score final, Mbappé a pu repartir avec le ballon (grâce à son triplé) et cela lui a fait très plaisir vu son sourire dans les couloirs du Groupama. Ballon moins gros que le globe qu’il a depuis quelques mois, Narcisse et Alain Delon sont en mode débutant par rapport à ce cher Kylian.

Coté tribune, la Présidente Box étaient pleine à craquer. Le serrage de paluches et les bises ont été remplacées par du check des poings ou des pieds avec pour chacun la même question en tête : « comment vais-je lui dire bonjour ? » Une particularité l’absence totale de la classe politique, excepté Christophe Guilloteau pas un élu de poids ou un prétendant au trône dans la place. A croire qu’ils s’étaient passé le mot.

Le staff parisien ne s’est pas attardé dans les salons car le président Nasser Al Khelaifi et Leonardo sont arrivés juste avant le début du match et ont quitté les tribunes bien avant la fin (la Suisse n’étant pas loin, il devait avoir chaud pour son matricule).

Gaëtan Muller qui fait feu de tout bois, entre l’ASVEL et l’Open de tennis féminin 6ème Sens à Gerland chapeauté par l’excellente Margaux Noel, était de la partie accompagné cette fois-ci de Stéphane Morot-Sir qui maitrise l’art du bronzage à Marrakech autant que celui de laisser sa coupe pour poser en photo. Benjamin Lavorel revenu lui du ski était des agapes avec Olivier Farissier.

Les tops

–           Karl TOKO EKAMBI qui a été très bon en percussion.
–           BRUNO GUIMARAES une fois de plus excellent dans l’entrejeu.
–           Martin TERRIER qui a été dangereux.

Les flops

–           Léo DUBOIS qui, au lieu de pester sur le juge de touche, ferait mieux de revenir défendre. Si la faute n’est pas sifflée, elle ne le sera pas ensuite.
–           Kylian MBAPPE encore une fois un comportement de sale gosse après le 2ème but du PSG.
–           Ruddy BUQUET pour son arbitrage à sens unique.

Mercredi 4 mars 2020