Par Morgan Couturier et Franck Girardet

Un amour de coup franc signé Fékir, accompagné d’un éclair de génie de Memphis Depay ont suffi à faire chavirer le Groupama Stadium. L’OL tient son match référence.

N’en déplaise au gouverneur Pierre Chavancy, le foot renferme cette part de magie indescriptible qui fait lever les foules et les cœurs. Celle là même qui enivra le Groupama Stadium, à quelques secondes du coup de sifflet final, après que Memphis Depay ait joué l’un de ses meilleurs tours. D’une frappe dantesque, le Néerlandais s’est chargé d’envoyer l’OL au septième ciel, rapprochant une dernière fois le public de son plus illustre représentant depuis samedi, un grand passionné nommé Bocuse. Avant cela, un autre chef, à la barbe fournie et à l’imagination débordante eut la bonne idée de lancer idéalement les débats, et d’embraser un stade rarement aussi soudé derrière les siens. D’un subtil coup de patte en guise d’entrée signé Fekir, avec la complicité d’un portier parisien aux abonnés absents, le public comprit tout de suite que la soirée allait verser dans la frénésie réservée aux grandes affiches.


Qu’importe si l’absence de la diva Neymar était venue gâcher la fête, ou que le joyau Mbappé ne garda que de vagues souvenirs de sa rencontre avec Lopes, l’OL avait mis les ingrédients propices à un repas savoureux, lequel lui octroyait le droit de croquer des Parisiens rarement aussi bousculés, à l’image d’un milieu de terrain dépassé par le surpuissant Ndombélé. Face à lui, Verratti et Lo Celso dansaient comme la tribune VIP devant Enrico Macias et il fallut une grande dose de pugnacité à Kurzawa, pour que le PSG ne soit pas déjà mené à l’heure de reposer les organismes. Las pour Paris et fort heureusement pour l’OL, celui de Dani Alves resta parfaitement bouillant. Trop même. Raccompagné vers la sortie, le sanguin brésilien renforça alors cette idée plus si saugrenue, qu’une victoire pouvait être servie en dessert. Depay enfila son costume de héros et concocta cette frappe sublime. Avec les remerciements de la foule, ce dimanche soir, c’est bien Paris qui paye l’addition.


Les tops

– Ndombélé qui a littéralement mangé le milieu de terrain parisien. Un monstre.

– Les 2 buteurs : Fekir pour son coup-franc dès l’entame du match et son coup d’œil aiguisé pour voir que le gardien du PSG était parti aux fraises et Depay pour son but stratosphérique à la dernière seconde du match.

– L’hommage à Monsieur Paul avec cette superbe minute d’applaudissements.

Les flops

– Les quelques projectiles sur Mbappé avant sa sortie sur civière.

– La contestation permanente des joueurs du PSG sur chacune de leurs fautes.

– Mariano Diaz qui a été un ton en dessous de son registre habituel.

Dimanche  21 janvier 2018