Par Marco Polisson

(Mis à jour avec la réaction de Pierre Fanneau) Après les épisodes ridicules du Vœu des échevins et du Tour de France, voilà un nouveau coup de folie de l’écologiste Grégory Doucet et de son exécutif. A table pour la « connerie » du jour !

A quelques semaines des 13èmes trophées de la gastronomie, c’est un coup de massue que viennent de prendre dans l’estomac nos confrères du Progrès. Pour la première fois en 11 ans, la Ville de Lyon a refusé d’être partenaire de l’évènement qu’ils organisent avec les Toques Blanches au Palais de la Bourse, le 26 octobre 2020 !

Le chef de l’Élysée Guillaume Gomez est le parrain des trophées 2020

Créée par Marc Jean, ancien directeur de la promotion du Progrès et Christophe Marguin, président des Toques Blanches sous le parrainage de Paul Bocuse, cette manifestation unique en son genre qui doit rassembler 340 convives (au lieu de 600 en période normale) est devenue au fil des années le rendez-vous de la gastronomie hexagonale.

Dans le magnifique décor de la salle de la corbeille du Palais de la Bourse puis pendant 2 éditions sous les voutes indus’ de la Sucrière – où sont récompensés les meilleurs acteurs des métiers de bouche – se sont succédé au fil des ans les ténors de la gastronomie française : Yannick Alléno, René Meilleur, Pierre Troisgros, Marc Veyrat, Thierry Marx et Pierre Gagnaire (ci-dessus avec Gérard Collomb)…

Un évènement qui, comme le SIRHA et le Bocuse d’Or, conforte Lyon dans son statut de capitale mondiale de la gastronomie.

Pour les organisateurs de l’édition 2020, le refus de la Ville de Lyon de remettre le Prix de l’Apprentissage est un coup dur, de l’ordre du symbolique. Financièrement, ce manque à gagner de 16 000 euros ne remet pas en cause la viabilité de l’évènement même si d’autres partenaires (Air France, Acnis, Byblos…) manquent cette année à l’appel.

Alors que la Cité de la Gastronomie pilotée par la Métropole de Lyon vient de fermer ses portes, ce nouveau caprice du petit Grégory est un très mauvais signal envoyé à la corporation des CHR déjà bien impactée par la crise sanitaire.

Un boycott aux relents de représailles

On n’ose imaginer qu’il s’agisse d’un geste de représailles envers le co-organisateur Christophe Marguin qui n’avait pas hésité à tacler les électeurs verts dans la dernière ligne droite des élections municipales. Le président des Toques Blanches en a vu d’autres… pas de quoi lui faire bouger une oreille.

Dans cette affaire, c’est donc au Progrès – pourtant fort complaisant à son égard – que le petit Grégory fait le plus de mal. La rédaction du quotidien découvre enfin le vrai visage de celui dont elle a assuré la promotion pendant toute la campagne des municipales. Et saura s’en souvenir.

Sollicité par Lyon People, Pierre Fanneau (ci-dessous entre Gégé et Képé lors des Trophées 2018), a réagi de façon très laconique à ce forfait. « Pas de réaction particulière. Les partenaires sont libres de leurs choix », nous a écrit le directeur du Progrès.