Par Eva Bourgin

Fruit d’une passion pour la mode et le monde artistique, la marque de vêtements Clair de Lune tente de se faire une place depuis peu. Son créateur lyonnais Brice Turner souhaite créer des univers textiles différents, tout en laissant transparaître sa personnalité associée au loup.

Il avait pour habitude de prêter sa plume. Pour écrire un mot, un couplet. Un tube. Mais voilà, depuis janvier 2021, Brice Turner, souhaite écrire autre chose : sa propre marque de vêtements. Baptisée Clair de Lune, celle-ci se repose là encore sur les mots, trois termes essentiels à son succès : avant-gardiste, minimaliste et subtil.

Un triptyque incontournable pour ce passionné de la première heure. « Quand j’avais 13-14 ans, je collectionnais déjà beaucoup de vêtements. J’ai toujours eu cette idée dans un coin de ma tête », expose ce grand amateur de mode. D’animaux aussi, alors que le Lyonnais se plaît à s’associer au loup, ce mammifère énigmatique, sulfureux et parfois solitaire.

Des vêtements épurés utilisant un large panel de couleurs

« Je suis toujours là pour mes proches, mais c’est vrai que je travaille en solo », poursuit celui qui s’est attaché à dessiner seul, le design de ses vêtements, là encore inspirés d’une autre passion : la peinture. À 27 ans, Brice Turner en cumule autant que sa garde-robe héberge les vêtements.

Ceux des autres, et maintenant les siens, par lesquels transparaît un flagrant attachement à l’Amérique. Un site en anglais, des habits fabriqués aux États-Unis, le jeune styliste vit son rêve à sa manière. « C’est important pour moi d’aller toucher le monde entier, je veux vraiment que chacun s’identifie et crée son style », expose le créateur.

Une consécration pour ce styliste des temps modernes, véritable passionné dont le tour de force fut surtout de rien lâcher quelles que soient les épreuves. L’artiste peut en témoigner. Après avoir débuté son parcours dans le droit, ce dernier s’est très vite réfugié dans le monde de l’événementiel. Cet amoureux de défis sut d’ailleurs en profiter pour créer sa propre agence et s’imprégner de la communication digitale.

Un passionné de musique avant tout

Création de flyers, réalisateurs de vidéos, ou encore photographies, Brice Turner cherche la polyvalence. Depuis toujours. Une quête sans limite, qui l’invite à toucher à tout, jusqu’à baigner dans le milieu de la musique, du rap, et de la culture pop américaine. En 2018, il sort même son premier projet musical, nommé Tableau numéro 1/Andromède. Multi-style, ce passionné s’identifie alors au travers des sonorités américaines.

Mais une fois encore, la mode n’est jamais bien loin. « Mon entourage a commencé à me dire que ce serait bien que je crée ma propre marque de vêtements. Mais au début, je trouvais que ça faisait un peu stéréotype d’être rappeur et de lancer sa marque », souligne-t-il en toute modestie. Le projet abandonné dans un coin de son esprit, Brice Turner se laisse alors porter par une note plus musicale.

En octobre 2020, le chanteur sort son tableau numéro 2//Elysion Inferno. Une suite de son premier opus. Une belle histoire, écrite au clair de la lune, à l’intérieur de laquelle, l’intéressé se dit capable d’aimer et de détester à la fois. Sa marque à peine lancée, Brice Turner espère être apprécié. Après avoir montré patte blanche, ce dernier aspire surtout à une chose : faire entrer le loup dans la bergerie !