Par Eva Bourgin

Installé au 2e étage de la nouvelle extension du centre commercial de la Part-Dieu, Food Society s’apprête à rassembler une dizaine d’enseignes de street-food. Le site a prévu d’ouvrir aux alentours du 15 juin 2021. Visite exclusive.

Il y en aura pour tous les goûts. Le goût du bonheur, le goût d’en faire plus, et le gout des bonnes choses surtout. C’est à cette dernière sauce, que le Food Society espère être mangé dès son ouverture. Il faut dire que la nouvelle entité, installée dans la nouvelle extension de la Part-Dieu, s’est donnée les moyens de réussir, avec pas moins de 3000m2 entièrement dédiés à la street-food.

À quelques semaines de l’ouverture, le site laisse déjà apparaître de belles enseignes, installées autour de kiosques de restauration.

Au nombre de dix, celles-ci devraient ravir toutes les papilles des Lyonnais, Food Society comptant notamment sur la présence de l’Epicerie Comptoir Mère Brazier et l’expérience de Mathieu Viannay pour s’aguerrir. Le chef lyonnais, partie prenante du projet, sera largement épaulé. Voisin des kebabs haut de gamme de la société lyonnaise La Broche, ce dernier partagera quelques-unes des 450 places assises ainsi que 500m2 de terrasse avec de la cuisine du marché signée Le Café Terroir, les falafels de chez Taybe, la gastronomie thaïlandaise de Rivière Kwaï ou encore les smash-burgers de Blend.

Dix enseignes reparties autour de kiosques de restauration

Un véritable « labyrinthe organique » et gustatif, dessiné par l’architecte belge Lionet Jadot, que la capitale de la gastronomie doit au groupe événementiel, Moma, présidé par Benjamin Patou et détenteur d’une douzaine d’établissements dans l’Hexagone (Victoria Paris, La Place de l’Etoile, la Fontaine Gaillon, etc). Experte en la matière, l’entité parisienne s’est révélée depuis 20 ans, au gré de son expertise dans l’univers de la restauration donc, mais aussi de l’évènementiel, du traiteur ou encore de la location de lieux.

Mais en cette année 2021, Moma Group espère frapper encore plus fort avec la naissance de ce Food Society lyonnais, secondé en septembre prochain, par un concept identique du côté de Paris Montparnasse. Aîné de cette jeune fratrie, ce nouveau concept aspire néanmoins à s’imposer comme le plus gros Food Court d’Europe.

Manger, bouger, s’amuser, le slogan de Food Society

Fruit du travail de l’Atelier AAAAA et du groupe allemand Studio Triple, Food Society dénote d’ores et déjà par son identité visuelle, très axée autour des couleurs et du modernisme. S’ajoute à cette réflexion, celle du duo Eric Bassleer et Thomas Stiernon. Connus pour leurs idées décalées, les deux Belges ont ainsi confectionné des signalétiques saisissantes, complétées par un nouveau système de commande digital.

Reste qu’un projet original, c’est bien, mais engagé c’est encore mieux. L’architecte Lionel Jadot l’a ainsi imaginé. Adepte du recyclage et de la récupération, Food Society a donc été élaboré par des matériaux réutilisés. Le concept est simple : offrir tout en étant attentif à l’impact environnemental. Engagement zéro plastique, vaisselles non-jetables, et packagings recyclés, le green est à l’honneur, du côté de la rue Dr Bouchut.

« Le décor et l’architecture qui ont été pensés comme un « labyrinthe organique »

Mais au-delà de cette mosaïque riche en couleurs, l’équipe promet également une animation variée digne de ce nom. Car s’il « faut manger pour vivre », comme le disait Molière en son temps, Food Society veut aussi s’afficher par une approche originale. Retrouver le sourire entre copains, proches ou inconnus autour d’évènements fédérateurs, voilà à quoi aspire ce lieu riche en vies, où une centaine de salariés doivent être recrutés.

À ce titre, si Food Society peaufine les derniers réglages et finit d’habiller ses différents kiosques, l’agenda culturel lui, est presque prêt. Ateliers, expositions, dégustations, DJ set et lives animeront ce lieu de rencontres. Tous réunis, et à un mois et demi de son ouverture programmée, Patrice Guyon, le directeur lyonnais, l’assure, « tout est en ordre pour que les clients se sentent dans leur assiette ».