Texte : Matthias Arguel – Venu déposer sa candidature en Préfecture, le candidat UDR/RN Alexandre Dupalais, a tenu à condamner publiquement la présence de la tête de liste LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi, au prochain débat télévisé.
Sa campagne a beau avoir été mis en suspens, Alexandre Dupalais n’a pas attendu le tragique décès de Quentin pour attaquer LFI et l’extrême gauche. Pour le candidat de l’union UDR/RN, le parti de Jean-Luc Mélenchon n’a d’ailleurs rien à faire au débat des têtes de listes du 24 février, organisé sur les antennes sur BFM TV.

Alexandre Dupalais et ses militants – Photos DR
« Je n’ai pas grand-chose à dire aux figures d’extrême gauche, qui sont pour moi les vrais fascistes », a-t-il exprimé, à l’occasion de l’officialisation de sa candidature. Avant de s’attaquer à la candidate Anais Belouassa-Cherifi.
« Madame Belouassa a porté un T-shirt de La Jeune Garde, une organisation paramilitaire fasciste, à l’Assemblée nationale », assène le Alexandre Dupalais, en exhumant le tweet du fichier S Raphaël Arnault où l’on voit la députée lyonnaise LFI arborant, tout sourire les couleurs de son organisation et son slogan « Défends ta classe ». L’attaché parlementaire LFI de Raphaël Arnault a d’ailleurs été placé en garde à vue mardi soir.
Ça représente fort les couleurs ici @BelouassaAnais 💫
Contre la dissolution de la Jeune Garde 👊↙️↙️↙️ pic.twitter.com/c7MK5MEe4o
— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) November 27, 2025
L’avocat soutenu par Eric Ciotti et Jordan Bardella souhaite ainsi ne pas adresser la parole à l’extrême gauche lors du débat des têtes de liste du 24 février sur BFM TV. « Je n’ai pas grand-chose à dire aux figures d’extrême gauche, qui sont pour moi les vrais fascistes. »
Condamnation de la collusion LFI – antifas
Alexandre Dupalais demande la mise en place d’un cordon sanitaire autour de LFI et de son bras armé la Jeune Garde, il évoque un groupe d’individus dangereux. « Des gens qui font régner un climat de terreur dans tout Lyon ». Le groupuscule antifa a officiellement été dissoute le 12 juin 2025 en conseil des ministres mais son nom est désormais associé au meurtre de Quentin, le 12 février 2026 à Lyon.
Il évoque également la réputation internationale des mouvements antifascistes, coupable notamment du meurtre du militant Charlie Kirk ou encore de la tentative d’assassinat de Donald Trump. Plusieurs pays ont décidé de les placer sur la liste des groupes terroristes, comme les États-Unis ou, en Europe, le Royaume des Pays-Bas ainsi que la Hongrie.
Un appel à l’union politique hors Macronie
Le candidat souhaite un débat constructif face à celui qu’il considère comme son rival, le « macroniste », comme il le qualifie, Jean-Michel Aulas. Son objectif principal est d’obtenir un minimum de 10 à 15% des voix afin de constituer un groupe conséquent d’opposants municipaux : « laisser le choix aux Lyonnais et ne pas laisser les pleins pouvoirs à la macronie ».
C’est aussi un message de rassemblement politique que lance Alexandre Dupalais : l’ancien membre des Républicains appelle à une réunion sous la bannière UDR, et donc à une alliance avec le RN. « LR, c’est terminé. Il faut tendre la main et reconstruire. On peut exister dans cette grande alliance. »
Les candidats UDR / RN par arrondissement
1er arrondissement : Blanche Verny
2e arrondissement : Valentin Perez
3e arrondissement : Nathalie Machez
4e arrondissement : Soumaya Shaer
5e arrondissement : Jean-Claude Vitau
6e arrondissement : Etienne Jaouen
7e arrondissement : Mathis Gangand
8e arrondissement : Alexandre Dupalais
9e arrondissement : Florian Patard



















0 commentaires