Municipales 2026. La droite parviendra-t-elle à faire basculer Corbas ?

17 février, 2026 | Actualités Politiques | 0 commentaires

Texte : Morgan Couturier Estampillée ville de gauche depuis 18 ans, Corbas est face à son destin. Dans un climat d’insécurité où la police municipale n’est guère mise en avant, la droite veut faire bouger les lignes. Soutenu par Laurent Wauquiez, le conseiller d’opposition Benoit Eraclas y voit une chance de victoire.

Sur le terrain, sa présence ne laisse guère indifférent. En pleine campagne, Benoit Eraclas y trouve souvent une oreille attentive, comme des regards inquiets. Sur la place Charles Jocteur, le candidat LR se plaît ainsi à voir les élus de la majorité l’espionner à travers les vitres de l’Hôtel de Ville.

Le constat : la candidature du conseiller municipal inquiète. À commencer par le maire sortant Alain Viollet et son exécutif. Une bonne nouvelle pour le protégé de Laurent Wauquiez à l’aube d’une élection municipale où la droite espère renverser une « mairie historiquement de gauche ». « On a bon espoir », avoue l’intéressé, dont les salles pleines à chaque réunion ont vocation à renforcer sa confiance.

Son leitmotiv : mettre en lumière Corbas, connue aujourd’hui pour sa prison, son musée de l’Aviation (lire encadré) mais aussi pour ses rodéos urbains et ses feux d’artifice nocturnes. Un problème d’insécurité que Benoit Eraclas souhaite combattre, après avoir longtemps lutté en faveur de l’armement de la police municipale.

Redonner de la visibilité à la police municipale

Une brigade que le candidat à la mairie souhaite renforcer, en doublant la présence des agents sur le terrain. « On veut être présents sept jours sur sept », présente l’élu, pour qui l’annonce récente du maire sortant (de recruter trois agents supplémentaires, ndlr) est à ranger parmi les promesses électorales.

Il faut dire que du côté de l’avenue de Corbetta, la police municipale est difficilement visible, coincée entre la boutique Optic 2000 et le caviste La Source des Vins Tire au Fût. Selon Benoit Eraclas, encourager ses agents passe ainsi par un déménagement. D’autant que le futur local serait déjà trouvé : l’ancien salon de coiffure de la rue des Marronnier (photo ci-dessous). Même son de cloche pour la caserne de gendarmerie, dont la rénovation « est une obligation ».

« Parler de Corbas autrement que par la prison »

« On peut faire de Corbas un petit joyau », glissait ainsi Laurent Wauquiez, à l’occasion de sa visite sur le terrain. Séduit par le « dynamisme » de son poulain, le député et président du groupe LR à la Région en est persuadé, Corbas peut devenir attractive. Le « programme dense » de Benoit Eraclas doit y participer. Le candidat républicain promet ainsi de moderniser le centre culturel Le Polaris, de revitaliser le centre-ville, de créer une navette municipale pour les activités périscolaires ou encore de bâtir une résidence seniors.

Reste à gérer un autre adversaire, en la personne de Marco Charavia. Dans une ville où le Rassemblement National est arrivé en tête aux dernières élections législatives, le candidat du camp national espère se mêler à la lutte. Au nez et à la barbe de la municipalité actuelle.


Encadré. L’avenir du Musée de l’Aviation s’écrit loin de Corbas

« On a des pépites à Corbas et on veut qu’elles brillent à sa juste valeur », assure Benoit Eraclas. Hélas, la commune pourrait bientôt perdre l’un de ses fleurons. En effet, musée de l’Aviation semble bien parti pour faire ses valises. Une installation à Bron est d’ailleurs très avancée, au grand dam du conseiller d’opposition. Selon lui, Corbas paye le manque de réactivité et de soutien de l’exécutif actuel, pourtant alerté à plusieurs reprises par l’association Espaces Aéro Lyon Corbas) sur l’étroitesse des locaux mis à disposition.

Victime de vandalisme et de tentatives de cambriolage, l’association est aujourd’hui bien décidée à s’envoler bien loin de Corbas. Un volte-face des acteurs de l’association paraît alors très compliqué. « La question aujourd’hui, c’est comment garder un lien entre la commune et l’aviation », évoque l’intéressé. Ce dernier s’est même voulu plus pessimiste dans un communiqué : « En 2022, lors de la première alerte émise par l’EALC, une véritable opportunité existait pour faire grandir ce projet localement. Cette opportunité n’a pas été saisie. Le train est désormais passé, je le crains ».

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Morgan Couturier

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