Texte : Marco Polisson (Actualisé le 20/03/2026) – Nos confrères de Lyon Mag ont annoncé en avant-première notre relaxe dans le procès intenté par Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et Grégory Doucet, maire de Lyon, contre le premier magazine lyonnais.
Les deux écologistes nous reprochaient un article publié sur notre antenne relatant le décès de deux étudiants dans un accident sur l’avenue Félix Faure. Cette artère – aujourd’hui totalement sinistrée – est paralysée depuis plus de deux ans par des travaux sans fin pour installer… un couloir de bus !
Deux mois après le procès, la chambre de la presse du tribunal judiciaire de Lyon a rendu son jugement, mardi 17 mars 2026. Notre conseil Jean-Pierre Stouls en a tout juste récupéré une copie. Voici l’extrait le plus important concernant le titre et la teneur de l’article, élément déclencheur de la procédure confiée par Bernard et Doucet à l’avocat écologiste bétonneur Étienne Tête, plus habile à manier la truelle que le verbe :
Le texte du jugement
» (…) Sur l’allégation de faits circonstanciés
Aux termes de l’article 29 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881, prévoyant l’infraction de diffamation publique : « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommé, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. »
En l’espèce, trois éléments peuvent être considérés comme diffamatoires.
1.le titre d’abord, étant rappelé que celui-ci peut contenir en lui-même l’allégation ou l’imputation d’un fait : « Accident mortel à Lyon. Doucet et Bernard ont deux nouveaux morts sur la conscience ».
Pour être diffamatoire une allégation ou une imputation doit se présenter sous la forme d’une articulation précise de faits de nature à être, sans difficulté, l’objet d’une preuve ou d’un débat contradictoire. (Crim, 17 février 1981, N° 79-92.748).
En réalité, il n’est pas reproché aux parties civiles un fait précis et circonstancié mais il est formulé un pur jugement de valeur. La notion de conscience en appelle au for intérieur des parties civiles, à leur moralité et ne peut être, par définition, prouvée.
2. La phrase suivante : « Si l’on s’en tient à ces faits, il apparaît clairement que la responsabilité de ce nouveau drame est partagée entre le chauffeur de la Tesla et les décideurs écologistes, comme ce fut le cas pour le drame du quai du Maréchal Joffre…La co-responsabilité de Grégory DOUCET et Bruno BERNARD, relevant de leur dogmatisme et de leur amateurisme est donc clairement engagée dans ce terrible drame. Selon un juriste contacté par Lyon People, une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui est envisageable. Après le temps du deuil, viendra le temps de rendre des comptes ».
Ces phrases n’imputent pas aux parties civiles la commission de délits pénaux caractérisés (mise en danger de la vie d’autrui ou homicide involontaire par violation délibérée d’une obligation de sécurité), comme le soutiennent les parties civiles mais évoquent simplement la possibilité éventuelle d’une plainte pénale. Là encore, le tribunal n’est pas en présence d’un fait précis et circonstancié imputé aux parties civiles. Quant à la phrase selon laquelle la responsabilité des parties civiles serait engagée, il peut s’agir de responsabilité politique (s’agissant d’élus) ou morale, pas nécessairement de responsabilité pénale.
Il convient de rappeler que ces phrases ou éléments de phrase ont été tenus par un journal, dont la ligne éditoriale est hostile à la politique menée par le maire de Lyon et le président de la Métropole, dans le cadre d’un débat d’intérêt général sur les aménagements réalisés par les services de la commune en matière de voirie et leur impact sur les conditions de la circulation automobile dans l’agglomération lyonnaise.
3. La phrase suivante : « Le chauffeur a été placé en garde à vue et soumis aux tests anti-dopage (alcool et stupéfiants) mais ne comptez pas trop sur la justice lyonnaise pour impliquer les Verts. Celle-là même qui innocente les vendeuses de soupe médiatique du Musée des Beaux Arts (avant un piteux et ridicule rétropédalage, à lire ici), les activistes bloqueurs d’autoroute du périphérique M6 M7 ».
Cette phrase n’est pas un reproche adressé aux parties civiles mais la critique de la justice lyonnaise qui serait laxiste ou complaisante envers eux. Si une personne ou une institution peut se sentir offensée par ces propos, il ne peut s’agir des parties civiles. Les faits auxquels il est fait référence ne portent donc pas atteinte à leur honneur ou à la considération. Enfin ce reproche adressé à la justice lyonnaise ne saurait constituer, comme le soutiennent les parties civiles, une allusion directe à des faits de trafic d’influence, en l’absence de tout élément intrinsèque ou extrinsèque.
Il en ressort que l’élément matériel du délit de diffamation publique envers un particulier n’est pas établi. Nicolas WINKLER et Marc ENGELHARD seront donc relaxés des fins de la poursuite. Il s’en évince que l’intégralité des demandes des parties civiles seront rejetées. (…) »
Un verdict qui réjouit le plus grand nombre

La team Lyon People photographiée par Saby Maviel, le 7 février 2026
L’annonce de ce verdict a été salué avec joie par notre équipe qui vient de souffler les 25 bougies du magazine, nos associés, nos fidèles lecteurs, partenaires et annonceurs, sensibles à notre ligne éditoriale de lanceur d’alerte depuis l’arrivée des Verts au pouvoir. Des dizaines de messages également de nos amis journalistes, patrons de médias écrits, numériques et de radios. Du baume au cœur pour toute l’équipe et pour votre serviteur, poursuivi pour la première fois en 25 ans de rédaction en chef.
Chez nos confrères, la nouvelle a été annoncée de façon factuelle par Lyon Mag (merci Alexis), Tribune de Lyon (merci François), le site d’infos Actu Lyon (merci Nicolas), Tonic Radio (merci Laurent et Charles), Lyon Première (merci Christian), News2Com (merci Jacques) et de façon étayée par Le Progrès qui a interrogé les deux élus écologistes sur la suite qu’ils comptaient donner à ce verdict. Appel ou pas appel, nous serons fixés la semaine prochaine.Tout dépendra de leurs résultats électoraux du 22 mars.
« Ce jugement est très clair car il considère en particulier que le titre de l’article « deux morts sur la conscience » principal fait incriminé par les deux élus est un pur jugement de valeur en appelant à leur moralité, et donc in-susceptible d’être dans un débat judiciaire. Il rappelle aussi que les deux élus ne peuvent se substituer à la justice vue par l’article comme complaisante à l’égard des verts pour obtenir à titre personnel des indemnités… » analyse notre avocat Jean-Pierre Stouls interrogé par la journaliste Sophie Majou.
La censure a encore de beaux amis avec elle
C’est ce que laisse penser cette statistique édifiante qui en dit long sur le sectarisme qui prospère dans notre profession : alors que 20 médias avaient annoncé (et parfois applaudi) notre renvoi devant les tribunaux, le 21 janvier, seuls 6 d’entre eux ont relaté notre relaxe. Déontologiquement étonnant, non ? Personne ne s’étonnera qu’elle ne réjouisse pas Lyon Capitale, pour qui la liberté de la presse ne compte que si elle est de gauche. Quant au Club de la Presse, nous aurons l’occasion de parler de son service minimum ultérieurement.
L’équipe de Lyon People remercie chaleureusement le cabinet Stouls & Associés, ses confrères journalistes, ses partenaires, ses annonceurs ainsi que tous les Lyonnais qui ont participé à la cagnotte. Nous offrons à ces derniers deux ans d’abonnement à Lyon People (valeur 118€).
















il faut arrêter de dire que l’avenue Félix Faure est sinistrée, les travaux sont finis depuis 6 mois ! Tout journal que vous êtes, vous pourriez au moins relater des faits actualisés !
Cela ne m’étonne pas de vos confrères, hélas la Presse est à 99 % gauchiste et nos deux zozos sectaires qui détruisent Lyon jour après jour, n’apprécient pas la critique ! vous imaginez si le parti de la Merluche avec une alliance pseudo écolo arrivait au pouvoir en France, Lyon People serait au Piloris et dissout, des milices comme la jeune garde, serait de partout avec un retour en 1939 ! J’ai vraiment peur qu’aujourd’hui que Lyon tombe dans l’extrémisme rouge et Lyon se transformera définitivement en cour des Miracles. Bien à vous. Pascal de Haute-Savoie.