Texte : Philippe Lecoq – Là-bas, à Saint-Priest Village, en plein cœur de ce qui est devenu une ville de la Métropole, ils sont chez eux depuis des générations.
Dès 1950, à l’époque des Peugeot 203, des 4CV et des Traction, Solange Allardon s’empare du Café des Voyageurs, qui deviendra l’Hôtel du Commerce avec son fils Robert et son épouse Andrée, rejoints en 2000 par Christophe… Une belle histoire de famille comme on les aime, avec des enseignes qui valsent au gré des époques et des us, mais avec des valeurs qui perdurent.
L’hôtel ? Terminé depuis 1991. Le café ? Toujours là. Christophe y tient. Dès l’ouverture, les habitués se succèdent sur la petite terrasse en partie couverte de la devanture. Modeste, la devanture. Celle d’un petit bar-resto de village. Avec le nom Allardon qui a succédé aux deux autres en enseigne, puisque le fiston de la troisième génération n’est pas venu rejoindre la famille sans bagage.
Ne pas se fier à la devanture
Car la maison Allardon, son parking, ses terrains de boules, son restaurant, sa terrasse couverte, ses salles de séminaire, se trouvent derrière, à l’abri des regards. C’est là que Christophe a tranquillement fait évoluer la demeure familiale après des années d’apprentissage chez des étoilés et de belles maisons dont la sienne, à Champagne-au-Mont-d’Or (1989-1993).
Avec sa dizaine d’équipiers dont le chef Emmanuel Serra, il propose sa cuisine bistronomique, bourgeoise et traditionnelle, mais souvent revisitée. Sauf les grenouilles, fraiches les grenouilles, travaillées comme dans la Dombes, ou ses fameuses gaufres, sucrées ou salées quand elles accompagnent son foie gras. Ou l’andouillette Bobosse juste rôtie dans « un jus corsé »…
Toujours des produits d’exception et du fait maison. Un credo. Chez Christophe Allardon, les habitués sont légion, entre les San Priots du soir et les entrepreneurs du parc technologique voisin, alors le menu du jour (à midi) et les suggestions sont plébiscités, comme un rendez-vous serein avec le chef et sa brigade, dont le seul but est aujourd’hui de faire plaisir.
« Ma satisfaction aujourd’hui après toutes ces années, c’est de voir partir des clients qui nous remercient », confie Christophe. Il espère juste que ses 100-120 convives/jour ne prennent pas tous l’idée de lui taper sur l’épaule pour le féliciter…
Restaurant Allardon Christophe
16, Grande Rue – 69800 Saint-Priest
Tél : 04 78 20 18 33






















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