Lyon. Comment le Salon du Sud-Est est devenu la nouvelle victime de la folie wokiste écolo

20 mars, 2024 | Actualités Culturelles / patrimoine | 2 commentaires

Texte : Marco Polisson – L’annonce de l’expulsion de l’historique salon de la peinture et de la sculpture de son écrin du Palais de Bondy a profondément choqué le monde des arts à Lyon. Un nouvel épisode anti-culture de la série #Lyon écolo.

Comme l’a rappelé ce matin le critique d’art Bernard Gouttenoire, ce salon créé en 1925 par Pierre Combet-Descombes, Jacques Laplace, Etienne Morillon, Adrien Bas, Antonin Ponchon, Albert Tresch, le Salon du Sud-Est a connu ses heures de gloire, avec la présence des plus grands noms que Lyon ait connus. Même s’il est en perte de vitesse, son éviction n’a aucune justification valable.

Du passé faisons table rase. Pour les écologistes lyonnais, pas de quartier pour tout ce qui fait référence à l’histoire et à la culture lyonnaise.

C’est le sens même du wokisme qui règne en maitre dans les cerveaux étriqués de la secte au pouvoir à Lyon. Et c’est avec ce prisme qu’il faut décrypter la lettre envoyée par les adjoints du maire Sylvain Godinot (transition écologique et patrimoine) et Nathalie Perrin-Gilbert (Culture) à Jean-Louis Mandon, président du salon, et que nous reproduisons ci-dessous.

Le Salon de Lyon et du Sud-Est en 2001 – Photo Marcos Quinones pour Lyon Figaro (BML)

On y lit notamment que « de nouvelles orientations artistiques ont été définies par la Ville de Lyon pour les expositions au Palais de Bondy. Les salons seront désormais dédiés aux arts visuels dans les domaines du dessin, de la photographie, du papier et de l’illustration. De fait, votre projet ne correspond pas en tout point à l’orientation que la Ville de Lyon souhaite donner. »

La peinture et la sculpture désormais has been pour les bobos de la cancel culture. Le nouveau monde contre l’ancien monde… voilà comment les écologistes justifient l’éviction d’un salon centenaire. « Les écologistes et la culture : tout un spectacle ! Ils préfèrent organiser des pièces de théâtre avec les dealers et des représentations de nu intégral devant des enfants de 8 ans. » s’amuse un citoyen lyonnais, sur X, en référence au scandale des Subsistances.

Si la tristesse est de mise chez la plupart des artistes, certains ont une palette de sentiments plus nuancés.

« Je n’exposais plus au Salon parce qu’il n’avait plus rien à voir avec celui de 1925. D’autre part, j’étais occupé avec mes expositions et les galeries avec qui je travaillais. J’avais le sentiment que le Salon avait perdu, non pas de son âme, mais de sa densité. » révèle le peintre Alain Chevrette (ci-contre). « Gérard Gasquet n’y expose plus, Jean Fusaro non plus. Tous les grands peintres lyonnais sont partis brusquement » déplore-t-il.

Notre éditorialiste Jean-Marc Requien (ci-dessus) est encore plus cash : « Les Verts ont décidé de faire la peau au Salon du sud-est. Moi qui ne les aime pas trop, pour ne pas dire pas du tout, j’aimerais bien protester et soutenir qu’ils ont fait là une nouvelle bévue. Mais, non ! Ce salon qui accueillit la fine fleur de la peinture- n’attire guère plus de 1 500 personnes désormais. Quoi de plus normal puisque la Peinture qui revient en force un peu partout dans le monde est en perte de vitesse à Lyon depuis belle lurette ! » analyse, sans concession, l’ancien publicitaire, grand spécialiste des collages.

« L’école des Beaux-Arts où l’on n’enseigne ni l’Histoire de l’Art, ni le dessin, sont devenus des temples de l’inculture » JMR

Et l’ancien condisciple du sculpteur Alain Roche aux Beaux-Arts de peindre un environnement culturel totalement dénaturé : « L’école des Beaux-Arts où l’on n’enseigne ni l’Histoire de l’Art, ni le dessin, sont devenus des temples de l’inculture. Il ne reste plus beaucoup de galeries dignes de ce nom à Lyon, et nos enfants sont conditionnés depuis des années dans des biennales d’art contemporain plus insipides les unes que les autres. D’autre part, ce Salon ne présentait plus grand-chose d’intéressant. Eh oui, c’est triste mais c’est comme ça. »

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/marco" target="_self">Marco Polisson</a>

Marco Polisson

Rédacteur en chef
Co-fondateur du magazine.
En charge de la rédaction et responsable des partenariats.
Délégué à la protection des données RGPD

2 Commentaires

  1. Robert

    Hey mais vous êtes complètement déglingués chez Lyon People. Des vieux qui râlent parce que les choses changent avec zéro objectivité.

    Réponse
  2. Elodie

    bonjour, je me souviens de ce salon à Bondy. J’y suis allée quelque fois. C’est regrettable mais je ne pense pas que le lieu vous appartient. C’est un bien public et la Mairie est en droit de demander qu’il soit ouvert à d’autres associations pour dautres thèmes. Quand je vous lis, je n’ai pas du tout envie de vous défendre. Les thèses complotistes sont utilisées par des coléreux qui ne veulent pas se remettre en cause. Les mots que vous utilisez sont peu convaincants et font l’effet inverse: wokisme? bobo? inquisiteurs? c’est hors sol et totalement hors contexte. Ce n’est pas cela l’inquisition. Vous devriez reouvrir les livres d’histoires, prendre du recul et profiter de l’occasion pour trouver un nouveau lieu et en faire un nouveau souffle pour les artistes. Le lieu n’est pas déterminant pour les oeuvres. Le street art en est un bon exemple, ils n’avaient pas de lieu précis. Maintenant, ils s’exposent dans les musées . Faites l’inverse. Sortez des lieux communs.

    Réponse

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