Photo © Fabrice Schiff

Par Benjamin Solly

François Cuillandre (PS) n’a pas franchement apprécié les déclarations de Rémi Garde après le match de l’OL à Brest dimanche 3 mars 2013.

Le coach lyonnais s’était plaint à juste titre de l‘état de la pelouse du stade Francis Le Blé. Entre les zones de terrain pelées, celles rafistolées au sable et les bandes de pelouse cache-misère, Rémi Garde a sorti les crocs en conférence de presse d’après match pour dénoncer l’état de l’aire de jeu bretonne. « Elle est indigne de la Ligue 1 et du spectacle qu’on nous demande de proposer. C’est comme si on jouait avec un ballon crevé. Je souhaite bon courage à Landry Chauvin (le coach de Brest NDLR) pour la fin de saison. »

La réaction de l’édile brestois n’a pas tardé. Dans les colonnes du quotidien Ouest-France, le socialiste rejoue la lutte des classes. « Dans un pays où il y a trois millions de chômeurs, j’ai l’impression d’une polémique d’enfants gâtés. La déclaration de l’entraîneur de Lyon a fait le buzz, mais moi j’ai préféré celle d’un grand joueur, Gomis, qui a dit que le terrain n’expliquait pas tout. C’est encore une fois le mépris des gros pour les petits. Et ça m’a toujours choqué. Et je rappelle à l’entraîneur de Lyon que le budget de Brest doit être dix fois inférieur à celui de son club. Mais la raison principale, ce sont les intempéries que nous avons eues depuis quatre ou cinq mois. Et ça, personne ne peut le nier. »

A pousser des cris d’orfraies, le maire semble oublier que la responsabilité du terrain incombe la municipalité. « Je ne suis pas prestidigitateur. On replaquera la pelouse à l’intersaison prochaine », promet-il. De quoi satisfaire Rémi Garde, mais également le joueur brestois Jonathan Ayité. « Même en Afrique, les terrains ne sont pas comme ça. Je ne sais pas si les gens qui devraient s’en occuper voient, des tribunes, l’état du terrain, mais nous, on le voit », se plaignait également le Togolais.