Texte : Morgan Couturier. Habituée à performer sur le terrain, l’ASVEL Féminin n’est pas en reste en dehors des parquets. Le club lyonnais a ainsi décidé de modifier ses statuts, de façon à adopter la position d’entreprise à mission. Une première pour un club de haut niveau.

On savait Tony Parker talentueux, doué dans l’exercice de faire bouger les lignes pour atteindre sa cible. Mais jusqu’alors, on ne parlait que de basket, de ballons et de titres. Depuis ce vendredi 28 janvier 2022, il faudra à nouveau lui octroyer cette faculté, sur un terrain bien différent des précédents : celui du social. Sur ce point, et parce que le naturel ne peut être effacé, le président a entrepris cette mission en faisant ce qu’il sait faire de mieux, par une passe décisive à destination de sa coéquipière, Marie-Sophie Obama, présidente déléguée de l’ASVEL Féminin.

L’éternel meneur de jeu a en effet, souhaité lui attribuer l’actualité du jour, à savoir l’évolution du club vers le statut si particulier, « d’entreprise à mission ». À mission sociale, en l’occurrence, le club féminin voulant compléter ses performances sportives par un engagement profond au bénéfice des femmes et de leur accomplissement.

« Nous voulons que chaque femme prenne confiance en elle »

« L’ASVEL Féminin met sa passion au service de la société afin que chaque petite fille, chaque femme, puisse réaliser ses rêves et devienne la capitaine de sa vie », prônent désormais les Lionnes. Championnes de France en 2019, ces dernières ont donc pour mission nouvelle de « s’engager pour l’accomplissement des femmes dans la société en soutenant et mettant en œuvre des initiatives pour combattre les stéréotypes et valoriser les singularités ».

Une première, pour un club de sport de haut niveau, preuve là encore, de la volonté des Lyonnaises de se débarquer. Nous souhaitons accompagner les femmes pour leur donner les clés jusqu’à l’épanouissement », a ainsi appuyé Marie-Sophie Obama, illustration grandeur nature de cette inclusion par le sport. Promue dans les hautes sphères du basket français par son ami Tony Parker, l’ancienne joueuse n’a donc jamais perdu l’idée de renvoyer la balle.

La voilà désormais au cœur du jeu. Avec une stratégie : multiplier les témoignages, valoriser la formation professionnelle ou encore promouvoir certains métiers. Sur ce point, tout le monde semble gagnant. Les femmes d’abord !

> Lien vidéo du club : https://www.youtube.com/watch?v=7xn8bEouW4c