Par Morgan Couturier

Toutes deux passionnées d’automobile, Marie-Caroline Dulbecco et Jennifer Seignol ont pris le pari d’embarquer sur la 31e édition du Rallye Aïcha des Gazelles. Un vrai défi pour ces restauratrices lyonnaises…

À peine commencée, l’histoire des Gazelles Gourmandes tient déjà sa conclusion : après avoir rêvé sa vie, il vient un temps où la vie invite à vivre ses rêves. À relever les défis aussi, quitte à prendre le large pour se surpasser. Direction le Maroc donc, pour ses deux aventurières, prêtes à baisser le rideau du restaurant Le Foch trois semaines durant, pour affronter les dunes du désormais célèbre Rallye Aïcha des Gazelles.

« Cette année, on est près de 400 inscrites, alors forcément, ça met un peu la pression, parce que c’est la première fois que l’on va le faire. On n’a jamais rien fait, et on commence par le plus dur », plaisantent ses deux amies, proches aux fourneaux comme dans l’habitacle de leur futur 4×4 Toyota.

Un bolide que les restauratrices devront maîtriser aussi communément qu’une bonne volaille cuite à la broche. « L’objectif, c’est de se faire plaisir. Pour moi, s’engager dans un tel projet, ça a toujours été un rêve », complète Marie-Caroline Dulbecco, prédisposée au pilotage, quand sa consœur, Jennifer Seignol, aura, elle, la lourde tâche de maîtriser les quatre points cardinaux.

« Ce rallye, ça a toujours été un rêve »

Un challenge loin d’être insurmontable pour ce duo rompu à la pression du service et des exigences de vitesse. « On se connaît, on se comprend. Dans ces moments-là, on a l’habitude de se parler », évoque Jennifer, comme pour couper court aux menaces de prises de bec, nombreuses dans un rallye où la difficulté et la fatigue viennent ébranler certaines relations.

De fait, si le départ depuis Nice n’est prévu que le 19 mars 2022, les Lyonnaises chérissent, pour l’heure, leurs derniers moments de tranquillité. D’entraînements également, de courts séjours du côté de Grasse, ayant permis de travailler la maîtrise du véhicule et l’art subtil de la navigation.

De quoi desserrer un peu, les angoisses prédominantes et s’ouvrir à des objectifs plus profonds. « L’objectif, c’est déjà d’arriver au bout. Et si on peut être dans les 100 premiers, sans casser la voiture, ça sera très bien », en rigolent les Gazelles Gourmandes, avec une envie déjà esquissée, de renouveler l’expérience à l’avenir.

Une aventure préparée depuis deux ans

Mais pour l’heure, la vérité du Maroc reste à écrire, au même titre que les beaux romans à l’effigie de l’association l’ARTC (Association pour la recherche sur les tumeurs cérébrales) que les gastronomes raconteront pendant la course, en hommage à la mère de Marie-Caroline Dulbecco, Ghislaine, malheureusement frappée par une tumeur du tronc cérébral.

« Elle a déjà subi deux opérations, alors nous, à côté, notre courage, ce n’est rien du tout », glisse Marie-Caroline Dulbecco, que le hasard du tirage au sort a su combler de bonheur. Et pour cause, désormais enregistré au numéro 124, l’équipage y voit une allusion certaine à leur source d’inspiration. « Le 4 décembre (12/4) est la date de naissance de sa maman », détaille Jennifer Seignol, avant de s’offrir un ultime bol de motivation : « ça va être sympa ! ». Réponse dans les dunes, dès le 24 mars prochain !

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