Texte : Marco PolissonDepuis plusieurs semaines, les élus écologistes et leurs alliés NUPES mettent la pression sur les agents de surveillance de la voie publique et de la police municipale pour qu’ils verbalisent à tout va dans le quartier de Monplaisir. Un nouvel épisode répressif de la série beauf #Lyon écolo.

C’est à cela qu’on les reconnait. A la paupérisation de la Guillotière, aux urinoirs de l’opéra et également à la répression tous azimuts contre les automobilistes qui, en dépit des pressions financières et morales, continuent d’utiliser leurs véhicules au quotidien. C’est particulièrement vrai dans le 8ème arrondissement de Lyon.

Cette répression est non seulement assumée, mais également chiffrée. C’est même l’adjoint taliban aux mobilités de l’éphé(maire) Grégory Doucet, un nouveau venu à Lyon comme son patron, nommé Valentin Lungenstrass qui relève les compteurs et s’en lèche les babines (de miel bio) sur son compte twitter : « Au 1er trimestre, 139 verbalisations au stationnement gênant sur l’avenue des Frères Lumière pour lutter contre les dangers du double-file et faciliter les livraisons. » se vante VL, pour caresser dans le sens du poil ses rares électeurs.

Des chiffres minorés qui ne reflètent pas la réalité vécue par les riverains et commerçants rencontrés sur place. « C’est un véritable harcèlement que subissent nos clients et nos transporteurs » dénonce un acteur économique important du secteur. Comme sur le cours Vitton, la suppression de places de stationnement engendre des problèmes de pollution et handicape les livreurs dans leur travail.

Dégouter les automobilistes puis piétonniser

Tous les prétextes fallacieux sont utilisés pour justifier la répression, désormais la seule arme dont dispose les écologistes qui se sont, en deux ans, totalement discrédités aux yeux de la population. 7% des électeurs lyonnais ont voté pour leur candidat Yannick Jadot à l’élection présidentielle, mais ils ne comptent en aucun cas lever le pied dans leur course dogmatique. Car cette répression s’inscrit dans le projet de piétonnisation de l’avenue qui fait l’objet d’une « concertation » en trompe l’œil et a pour objectif de dégouter les automobilistes…

Les automobilistes en arrêt minute et les livreurs – ici, ceux d’Emmaüs – sont les cibles de la répression écolo. Comme il ne reste qu’une voie de circulation, ils n’ont pourtant pas d’autre alternative que de stationner sur la piste cyclable…

L’avenue des Frères Lumière – pourtant équitablement partagée entre tous les modes de transport – est leur nouveau champ de bataille. A pas feutré, et sous couvert de concertation, ils comptent transformer cette artère en rue piétonne, au grand dam des habitants et des commerçants. Avant d’arriver à leur fin, ils comptent bien utiliser, avec le concours de la Métropole, tous les moyens pour dissuader les automobilistes de l’emprunter. Et ça passe par la verbalisation à outrance.

« Pensez-vous mettre des PV aux cyclistes qui ne respectent pas le code de route ? »

S’exprimant sur la page facebook de l’Union Commerciale (UCAM), de nombreux habitants dénoncent ce projet de piétonnisation. « Il serait peut-être plus judicieux que notre maire gère des problèmes de sécurité plutôt que de réaménager l’avenue des frères Lumière qui n’a pas besoin de changement sans oublier le coût. J’ai vu évoluer mon quartier en 47 ans. Les modifications avec une seule voie entraînent déjà énormément de bouchons au quotidien sans compter les problèmes liés aux pistes cyclables. Pensez-vous mettre des PV aux cyclistes qui ne respectent pas le code de route et que vous risquez de heurter à tout moment parce qu’ils ne regardent pas la route et écoutent leur musique » écrit Sophie R.

En filigrane, la crainte de subir le même sort que le cours Lafayette qui ne s’est jamais relevé de sa transformation.