Par Marco Polisson

Voici un petit résumé de la quinzaine politique et démographique pour ceux de nos lecteurs qui ont eu la chance de prendre quelques jours de vacances de Pâques et qui ont pu ainsi s’échapper de l’enfer vert. Un nouvel épisode de la série beauf #Lyonécolo.

Après l’annonce de sa démission-poisson sur cette antenne, le 1er avril dernier, le petit Doucet a littéralement disparu au point que le syndicat CGT de la Ville se sente obligé de déclencher un avis de recherche relayé par tous les médias locaux. Faute de temps, on vous épargnera la compilation des commentaires les plus caustiques, mais pour résumer son absence n’a pas attristé grand monde !

Et voilà les syndiqués sur la piste des petits cailloux de leur maire. Après de vaines recherches au bord du Rhône où il avait été aperçu la dernière fois, suant au guidon de son vélo… les Lyonnais apprennent qu’il a été retrouvé à la maternité où il est sur le point d’accueillir son quatrième enfant, une petite fille sans prénom et sans visage connu à ce jour ! Confirmation sur twitter le lendemain :

Interrogé par un correspondant du Monde à qui il a livré le scoop de la naissance – son attachée de presse a confondu Richard Schittly avec le reporter de Voici, l’éphé-maire de Lyon déclare se mettre en congé paternité… pendant 11 jours, déclenchant une volée de quolibets. Confus, il rétropédale le lendemain dans les colonnes du quotidien de la municipalité, assurant qu’il ne s’autorise finalement que quelques jours de « recul ». Les internautes qui pensaient s’en être débarrassés soupirent de malaise… « J’avais cru lire qu’il prenait un congé de 11 mois, pas de 11 jours ! » soupire un joli cœur.

« Un congé parental pour un élu, on aura tout vu ! » Cette envolée piochée sur les réseaux sociaux résume le sentiment général. Le maire néophyte qui a fait de la politique sa seule profession – à 8 000 euros par mois tout de même – « a confondu emploi salarié et indemnités d’élu », dénonce Alexandre Vincendet. « Le fanatique qui a la grosse tête », comme il l’appelle « ne prend finalement pas de congé parental, c’est de la bonne vieille grosse communication » tacle le maire LR de Rillieux-la-Pape.

C’est donc désormais la première adjointe Audrey Henocque – comme nous l’avions anticipé dans notre billet humoristique du premier avril – qui prend les rênes de la mairie centrale. Avec la délicatesse qu’on lui connait, Le Progrès précise que c’est « ainsi la première fois qu’une personne à mobilité réduite est nommée à ce poste » (sic). La jeune femme a dû apprécier à sa juste mesure ce qui se voulait sans doute être un compliment. Mais à trop fayoter…