Par Morgan Couturier

Forcément attendue, l’allocution du Premier ministre, Jean Castex, ce jeudi 7 janvier 2021, n’aura finalement conduit qu’à une simple prolongation des mesures en vigueur. Si le couvre-feu reste la règle jusqu’au 20 janvier 2021, les restaurateurs et les stations de ski sont à nouveau plongés dans l’incertitude.

Les résolutions, habituellement exposées dans les premiers jours de janvier, ne seront donc pas pour tout de suite. C’est là, le résumé d’une allocution du Premier ministre, dont les premières promesses invitaient pourtant à penser que 2021 serait « l’année de l’espérance ». Bien-sûr, si cette nouvelle année n’a dévoilé que ses premiers contours, espérer des jours meilleurs n’est manifestement pas à l’ordre du jour, à en croire cette nouvelle prise de parole, où le gouvernement se sera finalement contenté de conseiller aux Français de s’armer de patience.

« Face à cette situation fragile, il n’est donc pas question que nous baissions la garde dans les semaines à venir. Nous devons maintenir les mesures en vigueur visant à freiner la circulation du virus, mais également être prêts à les renforcer », a ainsi rapidement dévoilé Jean Castex. Et puisque qu’il n’est pas question de confondre « vitesse et précipitation », le chef du gouvernement a rapidement affirmé ce que tout le monde redoutait : « toutes activités, tous les établissements, les équipements qui sont aujourd’hui fermés, le resteront encore jusqu’à la fin de ce mois. Les musées, les théâtres, les salles de spectacles, les équipements sportifs ou de loisirs ne connaîtrons dans les semaines à venir, aucun assouplissement », a-t-il évoqué.

Un point fin janvier pour les stations de ski

Aucune amélioration n’est donc à espérer dans les jours à venir, pour le milieu de la Culture, comme pour les stations de ski, où les remontées mécaniques « ne pourront pas rouvrir tout de suite », a affirmé le Premier ministre. Avant de préciser sa pensée : « Je comprends l’inquiétude des élus et des professionnels de la montagne. Je sais combien ils ont besoin de visibilité sur la possibilité d’ouvrir pendant les vacances de février. C’est vital pour ces territoires. C’est un objectif que nous pouvons nous fixer, mais il serait prématuré de prendre une décision aujourd’hui compte tenu des incertitudes sanitaires qui demeurent. Nous ferons un point fin janvier, à deux semaines du début des vacances scolaires » de février. Une situation dénoncée par l’agence Savoie Mont Blanc.

Les restaurants fermés « à minima jusqu’à mi-février »

Un motif d’espoir pour les stations, bien que minime, que les restaurateurs et les gérants de bars auraient également aimé entendre à l’issue de cette nouvelle conférence, où le gouvernement n’aura finalement que repousser la reprise des gastronomes. Obligés de tirer le rideau sur leurs établissements, les cuisiniers devront donc supporter ce fardeau plusieurs semaines, « à minima jusqu’à mi-février ».

Les lieux de gourmandises et de loisirs toujours fermés, les Lyonnais devront finalement se contenter de bénéficier d’aucune avancée du couvre-feu, maintenu à 20 heures, jusqu’au 20 janvier prochain, alors que les derniers chiffres avaient amené Emmanuel Macron et son équipe, à identifier dix départements supplémentaires, « plutôt situés dans l’Est de la France ». Le Rhône épargné, le département et ses habitants devront néanmoins demeurer attentifs à l’évolution de cette maudite pandémie, dont les effets laissent encore à penser qu’un troisième confinement reste possible.

La menace d’un troisième confinement n’est pas écartée

« Je ne peux exclure que nous serons amenés à prendre des mesures nationales supplémentaires, si nous faisons le constat dans les prochains jours, que nous en avons besoin. Nous devrons réagir vite, si nous faisons le constat d’une nouvelle accélération du virus. Nous ne devons pas baisser la garde », a insinué Jean Castex, avec pour seul espoir, ce fameux vaccin, objet de tous les débats et de toutes les espérances.

« Le vaccin est sûr », a ainsi assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, le gouvernement souhaitant « gagner du temps et aller plus vite ». « La France a précommandé plus de 200 millions de vaccins, qui nous serons livrés tout au long de l’année 2021. Nous en avons commandé plus que nécessaire », a même avoué Jean Castex, bien que celui-ci ait rapidement reconnu que « tout le monde ne pourra pas être vaccinés tout de suite en France, comme ailleurs ». L’objectif est fixé à 1 million de personnes d’ici fin janvier. Reste à savoir, si comme les dernières annonces, ces dates seront respectées. Ou simplement reportées, comme il en est devenu la coutume.