Par Morgan Couturier

Son dernier court-métrage, intitulé « Dernière Ligne Droite », ayant été unanimement salué, Arnaud Mizzon veut surfer sur la vague du succès. En toute modestie, mais avec des rêves de long-métrages plein la tête.

Il en va ainsi des mystères de la vie, parfois les planètes s’alignent et tout va pour le mieux, même quand le ciel semble s’abattre sur les hommes, comme il en est actuellement le cas en cette période de confinement. Et pourtant, le scénario semble tout autre dans l’esprit d’Arnaud Mizzon, le réalisateur et producteur d’« À Terre », et de « Dernière Ligne Droite », honoré au dernier festival international de l’Alpe d’Huez, au point d’être repris par OCS et MyCanal, la plateforme de vidéos à la demande de la chaîne cryptée.

Depuis, le Lyonnais baigne donc dans un rêve éveillé que la pandémie elle-même n’a su noircir, et ce, malgré quelques annulations de gros contrats. « Les salles vont chercher des films, c’est évident. Or je n’ai jamais été aussi créatif que pendant le confinement. Il n’y a pas une journée où je n’ai pas cravaché. Je me suis inspiré de plein de trucs. »

Et d’enchaîner : « C’est étrange à dire, mais personnellement, je ne remercierai jamais autant ce confinement. Il fallait voir le côté positif. J’ai parlé à des producteurs qui ne m’avaient jamais répondu, mais comme personne ne fait rien, on a pu discuter et ils ont été super. Je vais sortir du confinement avec plus de réseau et deux histoires qui tiennent la route sur grand écran », évoque-t-il.

« Gérard Darmon est une personne qui a changé ma vie »

Car là réside le but ultime : s’afficher au cinéma avec de longues histoires. Des récits plaisants, comme celui qui anima « Dernière Ligne Droite », dont les retours positifs semblent avoir décuplé sa popularité. « Je ne m’y attendais pas. Mais je vis ça calmement. On reste quand même sur du court-métrage, alors il ne faut pas s’enflammer. Je ne suis encore qu’une fourmi dans une jungle », poursuit-il en toute modestie.

Mais après avoir convaincu Gérard Darmon de jouer pour lui, Arnaud Mizzon s’autorise à rêver plus grand, animé par ce souhait d’adapter ses deux court-métrages en long-métrages. « Gérard est une personne qui a changé ma vie. Grâce à lui, les gens me regardent différemment. Alors je rêve de travailler avec lui en long-métrage. C’est en bonne voie. On a envie de le faire ensemble, mais rien n’est fait. Je l’espère très fort ».

L’espoir invitant à vivre, Arnaud Mizzon semble s’octroyer le droit de se faire des films. Ses propres films, avec espérons-le, un heureux happy end.