Texte : Fanny Suteau – Lancés en décembre 2025 à Lyon, les Laboratoires de l’Antiquaille proposent un soin visage dermo-cosmétique bio et premium. Inspirée par l’héritage scientifique de l’ancien hôpital de l’Antiquaille, la start-up entend conjuguer expertise dermatologique, ancrage local et ambition européenne.
À 57 ans, Florent Gerphagnon aurait pu poursuivre une carrière confortable dans les grands groupes internationaux. Diplômé de l’IAE Lyon puis de l’ESCP, il fait ses armes chez L’Oréal avant de poursuivre sa carrière à Londres, notamment chez Dior. Spécialiste du marketing et du développement de produits, il a passé deux décennies à concevoir des soins et à collaborer étroitement avec des laboratoires de recherche.
Un hommage à la tradition dermatologique lyonnaise
« J’ai toujours développé des produits pour les autres », résume-t-il. L’idée de créer sa propre marque s’impose progressivement, nourrie par un constat : Lyon dispose d’une tradition dermatologique forte, mais d’aucune marque emblématique pour l’incarner.
C’est pourquoi le nom n’a rien d’anodin. L’Antiquaille, ancien hôpital lyonnais, fut un haut lieu de la recherche en dermatologie médicale. « L’histoire de cet établissement m’a toujours fasciné. La marque est une manière de rendre hommage au savoir-faire scientifique et dermatologique lyonnais », explique le fondateur.
« Quand j’ai parlé de mon projet à ma dermatologue, formée là-bas, elle en avait les larmes aux yeux », confie Florent Gerphagnon. La marque (qui ne possède pas de laboratoire sur le site historique, ndlr), se veut un hommage à cette tradition d’excellence, longtemps associée à Lyon.
Un soin 360°, entre anti-âge et hydratation
La jeune pousse démarre avec un seul produit : un soin visage baptisé « AI 360 », pour Anti-âge & Hydratation 360. Son ambition ? Agir simultanément sur les principaux signes du vieillissement cutané (rides, perte de fermeté, manque d’éclat), tout en apportant une hydratation intense, souvent dissociée des soins anti-âge classiques.
Développée et fabriquée à Dardilly, près de Lyon, la formule privilégie des actifs majoritairement issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La marque revendique un ancrage local fort, avec plus des deux tiers des ingrédients sourcés dans un rayon de 300 kilomètres.
Texture soignée, toucher non gras, plaisir d’application : Florent Gerphagnon a voulu casser l’image parfois « austère » des soins bio. « Nous avons voulu allier performance et sensorialité », souligne le fondateur. Des tests cliniques ont été menés dès le lancement, avec des résultats particulièrement probants sur l’hydratation.
Une jeune marque à l’ambition omnicanale
Pour l’heure, la marque commercialise son soin visage exclusivement en ligne, avec deux formats différents : 5 ml (« La Découverte ») au prix de 9€ et 30 ml (« Le Voyage ») pour 69€. D’autres contenances, dont un 15mL et un 50 ml rechargeable, sont à l’étude, tout comme l’élargissement de la gamme vers un sérum ou un contour des yeux.
Pensée à l’origine comme une marque 100% e-commerce, Les Laboratoires de l’Antiquaille amorcent déjà une évolution vers un modèle omnicanal. « Les clientes veulent voir, toucher, essayer. Surtout sur des cibles plus seniors », reconnaît Florent Gerphagnon. Des points de vente « experts » pourraient bientôt relayer la boutique en ligne, qui livre déjà dans toute la France métropolitaine et l’Union européenne.
Soutenue par un groupe d’actionnaires privés et soutenue par BPI France, la start-up avance avec une équipe très externalisée. Seul aux commandes au quotidien, son fondateur assume une ambition mesurée mais déterminée : inscrire durablement une marque lyonnaise dans le paysage exigeant de la dermo-cosmétique premium.





















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