Par Morgan Couturier

Délestée du Covid, l’Université Catholique de Lyon reprend doucement vie, forte d’un enseignement revenu à un format à 100% présentiel. Une nouvelle réjouissante, alors que le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. Et les nouveautés se multiplier.

Il l’avait espérée. La voilà arrivée. Longtemps bridé par la crise, le Père Olivier Artus, recteur de l’Université Catholique de Lyon, n’a su déguiser son plaisir, à l’heure de redécouvrir les joies d’une conférence de presse de rentrée. « Ça fait très salle de classe cette année », s’amusait-il ainsi, non sans une allusion aux 8009 étudiants qui arpentent à nouveau ses allées, en cette reprise 2021-2022.

Un chiffre en hausse, mais « une montée raisonnable », dixit le saint patron de l’école, avant de préciser : « c’est un développement qualitatif. On doit néanmoins tenir notre promesse d’un accompagnement personnalisé. Nous ne sommes pas une université privée. Nous sommes une université catholique. Nous devons ainsi permettre à des jeunes d’avoir accès à nos universités en sachant qu’elles ont du succès ».

L’ouverture de deux campus à Annecy et au Puy-en-Velay

Un préambule bienheureux, alors qu’une nouvelle année s’avançant, les nouveautés semblent avoir également trouvé le chemin des bancs de l’UCLy. À Lyon, comme ailleurs, la fac catho ayant décidé d’élargir le spectre de ses qualifications à d’autres territoires. À d’autres villes aussi.

À Annecy d’abord, où quelque 215 étudiants profitent désormais des enseignements en droit ou management, de même que du lancement d’un diplôme universitaire en criminologie (disponible à Lyon également, ndlr). Au Puy-en-Velay ensuite, terre d’une formation professionnalisante en trois années sur la thématique du tourisme.

Des colloques dédiés aux décideurs du monde socio-économique

Un nouveau souffle pour l’école, et une juste récompense pour les nombreux étudiants embarqués dans cette nouvelle ère, dépourvue de désolants cours en distanciel. « Les élèves ont été remarquables pendant le confinement. Certains ont été réactifs et inventifs », s’est félicité le Père Olivier Artus.

Outre la distribution de paniers solidaires, la création, au printemps prochain, d’une revue scientifique intitulée « Revue Confluence : sciences et humanités », associée à l’élaboration d’une chaire d’université dédiée aux Vulnérabilités, s’inscrit dans le prolongement de ses inspirations. De quoi s’assurer une année bien chargée. Libérée et délivrée de toutes fausses notes.