Cité de la gastronomie. La droite lyonnaise concasse Collomb !

11 janvier, 2013 | DERNIERE MINUTE | 0 commentaires

Emmanuel Hamelin et Michel Havard. Photo © Fabrice Schiff

Les réactions ont fusé du côté des opposants municipaux et communautaires à Gérard Collomb, après l’annonce vendredi 11 janvier 2013 de la demi-éviction de Lyon du projet de Cité(s) de la gastronomie.

Michel Havard (UMP) – Leader du groupe d’opposition municipale Ensemble pour Lyon

« Ce choix des Ministères de la culture et de l’agriculture reflète parfaitement l’incapacité de ce Gouvernement à prendre des décisions et à trancher, qui plus est entre quatre villes pilotées par des maires appartenant à sa majorité de gauche (…) Je suis désolé de ce résultat pour les Lyonnais et notamment pour le monde économique, agricole, touristique et gastronomique, qui se sont fortement mobilisés durant plusieurs mois. Lyon possédait tous les atouts pour l’emporter, sauf une mobilisation de son Maire et de son équipe municipale (…) Gérard Collomb n’a pas fourni l’effort nécessaire pour que Lyon s’impose (…) Comme par le passé avec le Grand prix de tennis de Lyon ou encore avec le salon international Lyon Mode City, il n’a pas su se battre et porter la ville au niveau qu’elle mérite. Ses 10 ans de mandat montrent son échec à faire rayonner notre ville à l’extérieur. »

Emmanuel Hamelin (UMP) – Conseiller municipal de la Ville de Lyon

«  Après avoir annoncé l’abandon du projet au Conseil Municipal le 17 septembre dernier, après avoir effectué un revirement début octobre face à la mobilisation des acteurs locaux, Gérard Collomb a préparé dans l’urgence un projet sans y associer les lyonnais (…) Gérard Collomb aurait du associer les lyonnais dès le début sur ce projet qui représente leur patrimoine et leur fierté (…) La méthode de Gérard Collomb a ses limites, et c’est toute une ville qui en fait les frais. C’est un manque à gagner important pour l’image de Lyon, mais aussi pour tous les acteurs lyonnais du tourisme et de la gastronomie (…) La déception est forte aujourd’hui, pour tous ceux qui ont soutenu ce projet, et qui voient la ville de Lyon, capitale de la gastronomie, écartée au profit de Tours, Rungis et Dijon. »

Nora Berra (UMP) – Eurodéputée et conseillère municipale de la Ville de Lyon

Avec l’échec de Lyon comme Cité de la gastronomie, Gérard Collomb démontre une nouvelle fois son incapacité à être présent dans les grands rendez-vous au service de sa ville (…) Cet échec témoigne du peu de crédit que sa propre majorité lui accorde (…) Notre ville avait tous les atouts pour devenir cette Cité de la gastronomie, si son maire avait eu cette ambition pour elle (…) Après ce nouveau revers, il est peut-être temps pour le bien-être de Lyon et pour son rayonnement international que Gérard Collomb envisage de rendre son tablier. »

Denis Broliquier (UDI) – Maire du 2e arrondissement de Lyon et conseiller communautaire

« Le rapport de la Mission est clair : ‘L’histoire, la notoriété, la concentration de nombreux talents dans le domaine culinaire et leur mobilisation sont autant d’atouts qui auraient pu permettre l’élaboration d’un projet d’envergure nationale et internationale à Lyon. Force est cependant de constater que le projet tel qu’il a été présenté ne répond que trop partiellement aux ambitions qu’aurait pu nourrir la première « capitale mondiale de la gastronomie.’ Lyon avait tous les atouts pour gagner mais le projet n’a pas été à la hauteur. La balle est dans le camp du Maire de Lyon : avec un peu plus d’humilité, de conviction et d’ambitions,  Lyon a peut-être encore une chance de prendre toute sa place dans le circuit des cités gastronomiques qui prend forme.

François-Noël Buffet (UMP) – Sénateur-maire d’Oullins et leader du groupe d’opposition communautaire Ensemble pour le Grand Lyon

La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires a proposé, ce vendredi matin, de créer, non pas une Cité de la gastronomie, mais un réseau de plusieurs « cités »… sans Lyon en l’état actuel (…)Cette décision est un échec pour Lyon et, à nouveau, un cruel désaveu des méthodes de gouvernance de Gérard Collomb dont le soutien tardif au projet n’a été motivé que par le rassemblement des « Toques Blanches Lyonnaises » du 30 septembre dernier sous ses fenêtres de la place des Terreaux ; rassemblement auquel je participais aux côtés de nombreux Lyonnais amoureux de leur gastronomie. Dans ce dossier, comme dans bien d’autres, la « méthode Collomb » prouve ses limites et pénalise grandement l’agglomération, les Lyonnais et l’image de la Capitale des Gaules.

Marc Augoyard (UDI) – Conseiller communautaire

« C’est une très mauvaise nouvelle pour notre métropole, qui est pourtant dans le cœur de beaucoup LA capitale mondiale de la gastronomie. Cette  cité aurait pu être un véritable levier de développement sur la thématique de l’agroalimentaire et un moyen intéressant d’ouvrir davantage l’Hôtel-Dieu aux Lyonnais et aux touristes (…) En réalité, cette décision est le résultat des atermoiements de Gérard Collomb  qui n’a pas su prendre ce dossier avec le panache et la détermination qu’il méritait (…) Ceci montre que le maire de Lyon n’est pas en phase avec les Lyonnais qui, eux, ont su se mobiliser, notamment sous l’impulsion des Toques blanches, parce qu’ils avaient tout de suite compris l’enjeu et le potentiel d’un tel projet. Cet échec est d’autant plus lourd que ce week-end Marseille va lancer son année Capitale européenne de la culture, autre opportunité que Gérard Collomb n’avait pas su gagner pour notre ville. »

Georges Fenech (UMP) – Député de la 11e circonscription du Rhône

« La Cité de la gastronomie était destinée à devenir, selon la Mission « un extraordinaire pôle culturel de développement économique et touristique ». Il s’agit d’une occasion manquée qui intervient après plusieurs revers qui ont déjà fortement pénalisé Lyon et sa région (délocalisation du grand prix de tennis ou de Lyon mode city, désignation de Marseille comme capitale européenne de la culture…). Cette décision a un impact négatif pour Lyon qui jouissait pourtant, depuis 1935, du titre de capitale mondiale de la gastronomie (…) Le président de la Mission, Jean-Robert Pitte, a lui-même expliqué que « si la mise à l’écart de Lyon peut sembler curieuse, cette éviction est due au fait que la ville n’a pas assez pris au sérieux ce dossier ». A l’évidence, le Maire de Lyon porte une responsabilité personnelle dans cet échec en raison de son engagement timide et tardif qui préjudicie gravement aux intérêts et au rayonnement de  la capitale rhodanienne. »

 

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