Reconfinement. Les commerçants en colère reçus en Préfecture du Rhône

3 novembre, 2020 | BUSINESS NEWS | 0 commentaires

Par Morgan Couturier

Alors que le sort de leurs entreprises est de plus en plus menacé, une délégation de commerçants a été reçue hier matin en Préfecture. Un face-à-face impromptu, au cours duquel ces entrepreneurs ont pu faire entendre leurs craintes et exposer leurs revendications.

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort ». Ainsi furent les mots du Général de Gaulle pour motiver ses troupes en temps de guerre. Et si depuis, l’adversaire a évolué, pour prendre la forme d’une pandémie, la guerre semble toute aussi meurtrière, à en croire les inquiétudes des petits commerçants, nombreux à craindre le pire pour leurs activités. Un pessimisme ambiant qui a conduit une délégation de quelques indépendants à hausser la voix devant le perron de la préfecture, ce lundi 2 novembre 2020.

Un rendez-vous improvisé au cours duquel ces chefs d’entreprises ont pu être entendus par Jérémy Soucier, le directeur de cabinet du préfet Pascal Mailhos. Une entrevue riche en revendications, qui pour l’heure, demeure au stade du simple entretien, bien que la préfecture ait promis de « faire remonter plus haut » ces doléances, à commencer par un changement de statut des indépendants, ces derniers devant gérer l’absence de couverture sociale et donc de chômage, y compris en ces temps complexes de confinement.

« On ne va pas se laisser mourir ! »

« Le jeu maintenant, c’est de savoir ce qu’il sera fait au-dessus. On s’est tous attachés à monter nos structures, on ne va pas se laisser mourir. Après, on ne veut pas tirer la couverture à nous. On essaye de faire grandir les rangs. Il faut la jouer collectif », évoque Anne Delaigle, de l’association Brice Berger. Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin, ainsi semble être la philosophie de ces commerçants, lesquels espèrent concorder restaurateurs et professionnels de l’événementiel vers la même cause.

D’autant que dans cette bataille pour leur survie, les indépendants pointent l’absence de soutien des assureurs, en particulier sur le sujet complexe de la prise en charge des pertes d’exploitation. « On a payé à fonds perdus auprès d’eux. C’est grâce à nous qu’ils se sont enrichis. Ils pourraient nous renvoyer l’ascenseur », poursuit Anne Delaigle.

La fermeture des rayons « non-essentiels », un « nivellement par le bas »

Enfin, et puisque le sujet appelle au débat depuis l’instauration du confinement, la concurrence déloyale des hypermarchés, a également été abordée, ces mêmes commerçants ne trouvant pas leur bonheur dans les récentes mesures prises par le gouvernement. « Je m’en fiche que les rayons non-essentiels aient été fermés. Je préfère que tout le monde travaille. Là, ça s’appelle un nivellement par le bas. La solution, c’est que tout le monde travaille. Il faut qu’on nous laisse travailler. J’aurais préféré une unité collective », conclut l’entrepreneuse.

 

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/marco" target="_self">Marco Polisson</a>

Marco Polisson

Rédacteur en chef
Co-fondateur du magazine.
En charge de la rédaction et responsable des partenariats.
Délégué à la protection des données RGPD

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