Par Morgan Couturier

Initié en septembre dernier, Héméra s’affiche depuis un mois sur la toile, fort de nombreuses trouvailles Made in France. Galvanisé par cette nouvelle visibilité, le concept store lyonnais souhaite atteindre la lumière, en hommage à la déesse éponyme.

Du chaos à la lumière, la réussite d’un projet tient parfois à peu de choses, à un déclic salvateur faisant naître soudainement une ambition à la lumière du jour. Fidèle à l’histoire antique de la déesse grecque Héméra, la société éponyme, imaginée par Mélissa Jacquet, s’inspire donc des contours de ce mythe.

Revisité dans des desseins plus modernes, ce dernier s’affiche désormais dans la création d’un concept store, dont la naissance fut motivée par le passage à l’âge fatidique de la trentaine pour son instigatrice. Un déclic pour cette dernière, soucieuse de présenter, sur le web, sa passion pour les créations Made in France, un argument inévitable à ses yeux.

Une quinzaine de partenariats signés avec des créateurs locaux

« C’est un projet auquel je pensais depuis longtemps. Après dix ans passés dans l’immobilier, je souhaitais revenir à ce que je voulais. Héméra, pour moi, c’est un peu la lumière au bout du tunnel », explique cette jeune passionnée, aux origines… grecques.

Et si celle-ci se défend donc de tout jeu de mots avec le verbe aimer, son concept store ne peut empêcher ses visiteurs de rapidement partager… son amour du beau, de l’inventivité à la française, ce savoir-faire si particulier qu’elle met en avant au gré de plusieurs spécialités, comme la maroquinerie, la décoration et les cosmétiques, ou des domaines plus réputés, tels que les bijoux ou les vêtements.

« Montrer que l’on peut consommer français sans se ruiner »

« C’est dans l’air du temps, j’essaye de consommer un peu local, encore plus en cette période si particulière du coronavirus », complète-t-elle. Nouvelle muse des créateurs hexagonaux, Mélissa Jacquet se plaît donc à mettre en valeur sa silhouette au fil de ces découvertes et des partenariats noués avec ces derniers, petits et grands.

« Pour choisir mes produits, je regarde d’abord que les prix soient abordables. Je veux montrer que l’on peut consommer Made in France sans se ruiner », assure la fondatrice, dont les articles s’adressent aux femmes comme aux hommes, malgré une inéluctable préférence pour les créations efféminées.

Son ambition : ouvrir une boutique Héméra

Toujours est-il qu’après un mois passé à célébrer sa naissance, Héméra affiche d’ores et déjà un succès certain, ponctué par la signature d’une quinzaine de partenariats, à l’instar des marques Nodie’s, Oma Bloom, L’Amoureuse ou Notyourgirl.

Des enseignes parfois inconnues du grand public qui, comme Héméra, ne demandent qu’à sortir de l’ombre pour percer à la lumière du jour, sur la toile donc, mais aussi en boutique, le prochain rêve de Mélissa Jacquet, dont l’ambition se construit d’abord par la création de « pop-up stores », ces boutiques éphémères censées présager l’ouverture d’un authentique magasin Héméra.

Ainsi s’affiche la destinée de l’enseigne, puisque entre les lignes de la mythologie grecque, l’Histoire vient à dire qu’Héméra aurait tiré son épingle du chaos. Les planètes alignées en pleine pandémie, Mélissa Jacquet appelle à en faire de même, et infecter ses visiteurs du virus de la mode. Après tout, si « le bonheur est un mythe », selon Gustave Flaubert, lui aussi ne demande qu’à être vérifié !

>Plus d’informations sur hemera-conceptstore.fr