Texte : Marc de Jouvencel – C’est l’un des fleurons du parc de la tête d’or qui devrait changer de mains d’ici peu.
Situé au 55, boulevard des Belges, cet élégant hôtel particulier a été construit pour Paul Valayer et son épouse, née Andrié (dont la famille a construit le 27), et la sœur de cette dernière, Madame Edouard Chantre, d’où l’architecture doublement identique facilitant la division en maisons mitoyennes. Madame Paul Sédallian, née Valayer, en hérite au décès de ses parents.
Occupé après-guerre par la famille de Robert Martin (corsetier, société Della), il est acquis par la société Delaroche (éditrice du Progrès), détenue par les familles Brémond et Lignel. Le jeune et sémillant Jean-Charles Lignel, directeur du Progrès de 1979 à 1985 (photo ci-dessous) faisait sensation en arrivant chez lui au volant de sa Rolls Royce rouge.
Un écrin pour collectionneurs

Pendant 15 ans (1985-2000), l’immeuble est abandonné, sous syndic, avant d’être vendu 12 millions de francs fin 2000. Le tènement est divisé en deux numéros (55 + 57). Le 55 est racheté par le docteur François Niforos pour y abriter sa clinique de chirurgie esthétique. Au 57, Jean-Patrice Bernard, PDG de Bernard Automobiles et son épouse Isabelle y établissent leur résidence principale en 2003.

François Niforos sur la terrasse, côté parc, en 2002
« L’aile gauche a été transformée au fil des années afin d’accueillir au mieux une clientèle exigeante. Le bâtiment principal accueille le pole chirurgical et le pole médical composé d’un bloc chirurgical, des chambres d’hospitalisation et de la salle de consultation. Une annexe accueille le Spa médical » peut-on lire sur le site de la clinique.
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Vingt ans après l’avoir bichonnée et embellie, François Niforos l’a donc mise en vente. L’annonce que nous avons consultée met en exergue « les finitions de qualité » et « l’hyper-connectivité » du bâtiment de 640 m2 établi sur 4 niveaux avec ascenseur et accès direct au parc de la Tête d’Or. Ne restent à aménager que le sous-sol (qui abritait la première cuisine) et les combles.
Que ses aficionados se rassurent. Cette mise en vente ne signifie pas que François Niforos – désormais très impliqué dans la restauration du château du Grand Pré (Provence) – cesse ses activités médicales. Elle présage juste le déménagement de la clinique d’ici deux ou trois ans, dans un autre quartier du 6ème arrondissement de Lyon (certains évoquent la clinique du parc).
A quel prix le bien est-il présenté ? François Niforos est resté très discret sur ce sujet. Selon les professionnels que nous avons consultés, la valeur du bien est établie dans une fourchette de 5 à 6 millions d’euros.

















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