Texte : Morgan Couturier – Choisi par Jean-Michel Aulas pour incarner le mouvement « Cœur Lyonnais » dans le 6eme arrondissement, Samuel Soulier voit en cette candidature un certain sens de l’histoire. Engagé en politique depuis ses 18 ans, le Lyonnais l’assure : malgré son jeune âge, il tient pour lui une certaine expérience du terrain.
Pas content de son look ? Triplé ! La référence au ballon rond le fera sûrement sourire, lui le grand amateur de foot et de couleurs rouges et bleues. Pour autant, s’il ne rechignerait pas à porter le dernier maillot de l’Olympique Lyonnais, Samuel Soulier a d’autres priorités, que ses récents achats font bien remarquer. Ces dernières semaines, l’intéressé avoue en effet avoir pris soin de refaire sa garde-robe. À la clé, trois nouveaux costumes, plus en adéquation avec celui que son chef de file, Jean-Michel Aulas, souhaite lui faire porter : maire du 6ème arrondissement.
Un costume trop grand ou trop lourd à porter pour un jeune homme de 29 ans ?
Certainement pas ! Samuel Soulier a les épaules. « On voit aujourd’hui un rajeunissement de la vie politique. Jeune ne veut pas dire inexpérimenté », martèle d’ailleurs celui qui goûtera aux joies de la trentaine en 2026. Une année symbolique en somme, quel que soit le résultat. Reste à savoir le contenu du cadeau. Sur la liste, l’intéressé a déjà formulé quelques vœux. L’un d’eux sera assurément de décrocher cette écharpe bleu blanc rouge, promise au vainqueur des élections. Marier des administrés lui a appris les bases solides d’une union. Parfait, il lui faudra obtenir cette dernière pour conquérir le cœur des votants.
Peut-être était-ce d’ailleurs le sens de sa délégation et d’un titre d’adjoint « aux liens intergénérationnels » qui le rapproche tantôt des jeunes et tantôt des seniors. « Ce qui m’intéresse, c’est la politique locale. C’était le sens de cette délégation, qui me permet de réaliser des actions très mixtes et d’échanger avec un maximum de personnes. Maire d’arrondissement, c’est la meilleure façon d’être au contact de ces gens. C’est toujours quelque chose qui m’a animé », poursuit l’élu, adoubé par un certain Pascal Blache.
« On a retrouvé une vie dans le 6eme grâce à lui. Et ce qui était agréable, c’est qu’il faisait énormément confiance à ses élus. Là, voir qu’il me soutient, c’est rassurant. Il m’a beaucoup soutenu dans cette démarche », confesse le responsable d’exploitation de l’agence Profil. Une structure dans laquelle Samuel Soulier a appris à manager des salariés bien plus âgés. « Il faut se servir des forces de chacun. C’est pareil en politique. Une liste, il faut qu’elle soit représentative et de tous les âges », poursuit-il.

En retrait de la vie politique, Pascal Blache a adoubé Samuel Soulier
« Ce poste, c’est quelque chose qui m’a toujours animé »
Exploiter les meilleures facettes de ses hommes, c’est d’ailleurs le sens de l’histoire et de cette fonction de maire qu’il souhaite épouser. Pour cela, Samuel Soulier a trouvé en Jean-Michel Aulas, le parfait relais. Un mentor de prestige à ranger aux côtés des précieux conseils de son grand-père, l’illustre avocat, André Soulier. « Jean-Michel (Aulas), je connaissais déjà l’homme, ses valeurs et sa philosophie. Mais surtout, il a été présent pour moi à des moments difficiles de ma vie. Quand la rumeur de sa candidature s’est propagée, je me suis dit que c’était le candidat parfait pour rassembler », témoigne-t-il.
Choses dites, les deux hommes ont matché. Comme souvent, l’entrain de Samuel Soulier a fait son effet. Jean-Michel Aulas aime les personnes motivées, une qualité que l’enfant du 6e ne peut renier. Question d’héritage. Toutefois, la politique est si vorace, qu’un seul nom ne peut suffire à légitimer certaines aspirations. Alors le Lyonnais a appris. Dans les pas de son grand-père certes, mais à son image et avec ses convictions. « C’est forcément une source d’inspiration et il faut faire de cet héritage une force. Pour autant, Jean-Michel n’a pas fait son choix en fonction de ça. J’espère avoir prouvé que j’étais capable de faire des choses par moi-même », livre le candidat.
Pour cela, l’homme a déjà quelques idées bien arrêtées. Redonner une âme à la ville en est une. S’inspirer de la « mairie mobile » de Nicole Chevassus en est une autre. Puis vient le concret : résoudre les problèmes d’équipements sportifs, le manque de places en crèche, combattre l’insécurité, répondre aux besoins de proximité ou encore redonner de l’éclat à « un arrondissement de moins en moins propre ». « Maire, c’est un engagement de tous les temps », confirme-t-il, comme pour prouver que l’ampleur de la tâche a bien été saisie. Alors qu’importe la marque, le costume de candidat est taillé sur mesure. Dans l’armoire, celui de maire n’attend qu’une chose : être porté !


















et la star Marguin qui se voyait maire de Lyon est un peu .même beaucoup aux abonnés absents .????