Texte : Morgan Couturier – Accusé par la maire sortante de ne rien connaître à la ville de Décines, le candidat RN, Tim Bouzon, a souhaité réagir. L’opposant à Laurence Fautra porte une critique sévère à l’encontre de la municipalité, accusée de faire preuve « d’omerta sur l’insécurité ». Le protégé de Jordan Bardella en profite pour dénoncer « son alliance avec Jean-Michel Aulas et le camp macroniste ».
Il a lu les critiques et a pris acte. Lui le « mec du 42 qui ne connaît rien à Décines » n’a donc pas mis longtemps à réagir. L’accusation était trop « mensongère et stupide » pour rester sous silence. Visé par Laurence Fautra, Tim Bouzon a choisi de riposter. « C’est étrange, à chaque fois qu’elle parle, elle dit que Décines est une terre d’accueil et là, je suis un mec du 42. Mais je le connais très bien le territoire, j’y travaille », répond en préambule le collaborateur parlementaire de Tiffany Joncour.

Tiffany Joncour et Tim Bouzon
Quant à ses prétendues ambitions nationales qui feraient de ces élections municipales, un simple terrain d’entrainement pour de futures échéances, le candidat RN l’assure : il peine à les comprendre. « Si je voulais être député, je ne m’engagerais pas aux municipales dans une circonscription déjà RN. Les campagnes, je suis rodé. Je n’ai pas besoin de faire mes armes. Laurence Fautra, elle, on le sait, rêve d’être sénatrice », évoque-t-il.
Alors forcément, pour le jeune homme, de telles attaques s’expliquent par une certaine crainte à son encontre. Le Rassemblement National fait son nid à Décines. À l’inverse, l’intéressé voit dans l’alliance avec Jean-Michel Aulas, une certaine forme d’allégeance à la Macronie. « Tout cela montre sa fébrilité », poursuit Tim Bouzon, avant d’égratigner Laurence Fautra : « À la Région, elle a supplié Andréa Kotarac (conseiller régional RN) de ne pas monter de listes », avance le challenger.
« À la Région, elle a supplié Andréa Kotarac de ne pas monter de listes »
En cause, la problématique de l’insécurité en terres décinoises, priorité du camp RN. « On est d’accord, des efforts ont été faits, mais ce n’est pas suffisant. Il faut un service 24h/24 et sept jours sur sept. Nous, on veut aller plus loin et plus vite. Il y a une certaine omerta sur l’insécurité de la part de la mairie alors que sur le terrain, le retour premier des Décinois, c’est l’insécurité. Ils disent que ça ne va plus, qu’ils ne sortent plus. Ils ne reconnaissent plus leur ville », expose Tim Bouzon.
Pour le bras droit de Tiffany Joncour, il est donc primordial d’améliorer la protection des administrés. Le représentant du camp national promet ainsi de recruter huit agents de police dès la première année, tout en déployant 100 caméras de surveillance supplémentaires. Le but : améliorer la sécurité aux abords des transports en commun tout en luttant contre les dépôts sauvages, l’autre fléau de la ville à ses yeux. « On nous dit que la mairie ne fait rien. Nous, on veut mettre en place de la vidéoverbalisation et être en capacité de réagir rapidement », s’engage-t-il.
Diversifier les commerces pour revitaliser la ville
Reste ensuite la question des commerces, pas assez diversifiés pour rendre Décines attractive. « Les Décinois nous disent qu’ils ne se baladent pas en ville parce qu’il n’y a rien à faire. Il faut avoir des commerces qui marchent. Aujourd’hui, il n’y a que des kebabs et des barbers. Il faut établir une charte de ce dont on a besoin », critique Tim Bouzon, bien décidé à « mettre les habitants au cœur du projet ».
« Il y a un esprit village que l’on a perdu. Nous avons une ville qui a grandi trop vite », enchaîne-t-il, évoquant son ambition d’aider les associations locales. Et ce, grâce à une municipalité prompte à soutenir leurs initiatives. À commencer par la tradition des conscrits, dont le collaborateur parlementaire est un fervent défenseur. Autant d’idées prêtes à renverser l’exécutif. Tim Bouzon y tient. Mais face à ces attaques, nul doute que Laurence Fautra ne restera pas longtemps silencieuse. À Décines, le duel est lancé !




















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