Texte : Morgan Couturier – Élément indispensable à la reconquête de Lyon et de sa Métropole, Véronique Sarselli s’est montrée très combative, à l’occasion du dernier meeting de Grand Cœur Lyonnais, organisé ce mardi 10 mars 2026. La candidate veut voir « une espérance d’alternance » dans ce rendez-vous réussi.
La formule de notre titre est signée André Soulier à l’issue du meeting qui a réuni 2 500 personnes à la Sucrière. A ceux qui la pensaient trop effacée et pas assez offensive, Véronique Sarselli aura répondu de la meilleure des manières et au meilleur des moments. La candidate à la Métropole de Lyon a réussi sa mission : chauffer la salle avant d’introduire son homologue Jean-Michel Aulas.

La joie d’un meeting réussi partagée par Véronique Sarselli, JMA, Samuel Soulier et Jérôme Moroge, maire d’Oullins – Pierre-Bénite
Pour cela, la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon n’aura pas hésité à distribuer les baffes, listant avec goût, les différentes inepties écologistes enregistrées ces six dernières années. « La confiance a été abîmée, voilà le bilan », présenta-t-elle devant un panel d’élus, Jérémie Bréaud, Clotilde Pouzergue, Christophe Guilloteau, Pascal Charmot, Julien Smati, Jean-Luc Fugit… et de têtes de liste, dont Laurence Fautra, Gilles Gascon, Sébastien Michel, Alexandre Vincendet, Sarah Peillon ou encore Jérôme Moroge, arrivé sur le tard.
« Une grande métropole ne s’excuse pas d’être ambitieuse »
Face à ce bilan néfaste des écologistes, Véronique Sarselli l’a promis : « des changements sont nécessaires, mais pas sans adaptabilité sociale ». Alors l’intéressée a réaffirmé ce que beaucoup de Lyonnais espèrent : il faudra « réparer, relancer et rassembler autour d’une vision collective ».

Sébastien Michel, maire d’Ecully et Pascal Charmot, maire de Tassin-la-demi-Lune.aux côtés de Michel Noir, maire de Lyon de 1989 à 1995
Les points bloquants seront identifiés et la Métropole de Lyon retrouvera sa place sur l’échiquier européen. Alors celle-ci doit redevenir attractive. Pour cela, des « mesures incitatives » seront mises en œuvre pour relancer notamment le marché de l’immobilier ou encore le secteur du commerce, où trop de commerçants ont été « sacrifiés dans le silence ». « Vous pouvez tous compter sur nous », énonça-t-elle.
« Quand on a mis un demi-milliard d’euros pour la construction de pistes cyclables, on doit bien pouvoir trouver une solution pour un projet de tunnel à 2 milliards d’euros »
Vint alors le débat du tunnel sous Fourvière, objet des moqueries de l’opposition. « Mais depuis six ans, ils n’ont même pas eu le début d’une réflexion pour Fourvière. Quand on a mis la moitié d’un milliard d’euros pour la construction de pistes cyclables, on doit bien pouvoir trouver une solution pour un projet à 2 milliards d’euros », exhorta la candidate, bien décidée à l’emporter.
Cette dernière a fait preuve de caractère. Alors à l’heure où le meeting en plein air de l’écologiste Bruno Bernard fut jugé très plat par certains médias, Véronique Sarselli a sûrement marqué des points. La récolte sera jugée dès dimanche soir.

























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