Texte : Morgan Couturier – Sa candidature « empêchée » par une décision du Tribunal administratif de Lyon, Francis Lalanne se dit pris dans une « situation ubuesque ». Pour autant, le chanteur souhaite poursuivre sa mission : faire la promotion du mouvement citoyen Spartacus, « une voix qu’on n’entend pas » car censurée.
Il voulait être dans l’arène, l’épée à la main pour défendre le mouvement Spartacus. Hélas, la décision du Tribunal administratif de Lyon en date du 26 février dernier, semble lui avoir coupé les ailes. Aux yeux de la loi, Francis Lalanne sera donc inéligible le 15 mars prochain. Lui affirme encore et toujours le contraire.
Hélas, les éléments apportés pour sa défense resteront en suspens le temps des élections.
Alors l’intéressé devra ronger son frein, dépité après avoir longuement potassé ses dossiers. Dans le 8eme arrondissement, où il devait être l’égérie de Spartacus, le chanteur s’estimait « incollable ».
« Il y a eu un acharnement contre moi. Je suis passé du mec antivax au mec inéligible. À croire qu’on me craignait. D’autant que j’étais le candidat qui connaissait le mieux ses dossiers », regrette-t-il dans les bureaux de Lyon People, accompagné par Yves Duigou, où il a été reçu par notre rédacteur en chef Marco Polisson (ci-dessous)
Pour autant, Francis Lalanne persiste et signe : « ils ne vont pas se débarrasser de moi comme cela ».
Aujourd’hui pleinement installé à Lyon, Francis Lalanne s’est mué en directeur de campagne, animé d’une mission : tordre les idées reçues sur Spartacus. « On nous catalogue dans l’extrême droite alors que l’on met toute notre énergie à prouver le contraire. C’est important d’affirmer la nature de notre mouvement qui est citoyenne ».
« Comme le disait le Général de Gaulle, la dictature des partis, c’est une catastrophe nationale. Nous, on n’est ni Aulas, ni Doucet. On n’est ni à gauche, ni à droite, on est en face », s’évertue-t-il à dire, en écho à un mouvement qui se veut être le « prolongement des gilets jaunes ».
« Nous, on n’est ni Aulas, ni Doucet »
Hélas, pour Spartacus et son chef de file, Michel Dulac, ce positionnement peine à être entendu. La faute à un manque de visibilité, y compris dans les sondages dont Spartacus est étrangement écarté. « C’est complétement anormal. On est une voix que l’on n’entend pas parce qu’on nous a coupé le micro et l’antenne », déplore encore l’auteur-compositeur.
Relégué en coulisses, ce dernier compte donc jouer de sa renommée pour se faire entendre. Spartacus veut être « une voix intermédiaire et une alternative pour les Lyonnais ». Qu’importe le combat, nulle question de rendre les armes.





















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