Texte : Morgan Couturier – Déjà pris pour cible le mois dernier lors d’une journée de mobilisation, le lycée Édouard Herriot du 6e arrondissement a de nouveau été visé par des manifestants ce lundi 2 novembre. Cette fois, ce sont des élèves présents à l’intérieur de l’établissement qui ont été visés.
La fin des vacances était attendue. Regrettée aussi par certains. Mais si la rentrée n’est jamais très appréciée des élèves, elle suscitait également inquiétudes du côté des lycées, nombreux à redouter une reprise des blocus.
Ce fut le cas au lycée Édouard Herriot, place Edgar-Quinet, où des précautions avaient pourtant été prises pour assurer la sécurité des élèves. En effet, fait inhabituel, bon nombre de parents avaient été invités à accompagner leurs enfants jusqu’à leur entrée dans l’établissement. Une manière de se prémunir de tout débordement. Vers 9 heures, les riverains pouvaient d’ailleurs constater que la place était vide de monde.
Hélas, une heure plus tard, à l’occasion de la récréation, la situation a rapidement dégénéré. Selon nos informations, un élève inscrit au sein du lycée aurait profité de cette liberté pour déclencher l’alarme incendie, provoquant ainsi l’évacuation des élèves sur la place.
« Désormais, ce sont nos enfants qui sont attaqués »
Un geste réfléchi et prémédité puisqu’un « petit groupe de personnes cagoulées » les attendait à l’extérieur, muni d’artifices. « Ils ont visé les enfants », s’indigne une maman d’élève. Avant de poursuivre : « Il y a eu une dizaine de tirs. C’était un feu d’artifice sur le lycée. Ils voulaient les punir d’aller en cours ».
Si l’attaque n’a fait aucun blessé, une élève se plaignait toutefois de troubles auditifs. Une autre avouait avoir été touchée, sans conséquence. « À un moment, il faut que les sanctions tombent », réclame encore cette mère de famille.
Surtout, ces événements interviennent en complément des dégradations constatées avant les vacances. À cette occasion, le proviseur Damien Coursodon et trois membres du personnel du lycée avaient été touchés par des tirs d’engins pyrotechniques. Excédé, le directeur se dit néanmoins déterminé à ne pas céder à ces pressions.
Et ce, malgré l’appel de l’Union syndicale lycéenne à organiser une nouvelle journée de blocages ce mardi 3 novembre. Il n’empêche, sur la page Herriot Gossip, les revendications se font déjà connaître. Pour preuve, ce message (ci-dessous) invitant les manifestants à bloquer le lycée « au moins jusqu’à mercredi ». La raison ? Un bac blanc de philosophie que les élèves n’auraient pas eu le temps de réviser…



















Lamentable !
Les lycéens feraient mieux de travailler au lieu de manifester car il y en qui veulent étudier !!!