Texte : Marco Polisson – Dans une chorégraphie hypocrite mais parfaitement coordonnée, les élus écologistes ont envoyé une salve de critiques à Jean-Michel Aulas, façon orgue de Staline. En cause, les déclarations de Georges Képénékian à Lyon People.
L’interview sans langue de bois que nous a accordé Georges Képénékian n’est pas passée inaperçue des principaux acteurs de la campagne municipale lyonnaise. Celui qui fut maire de Lyon en 2017-2018 fait cavalier seul, tout en étant dragué par Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas avec qui il aurait pu former « un tandem ville-métropole », raconte-t-il..

Marco et Képé au Rive Gauche, lundi 2 mars
Dans cet entretien fleuve, le chirurgien nous affirme avoir rencontré à plusieurs reprises l’ancien président de l’OL, sans parvenir à trouver un accord. Principalement pour une question d’ego – bien qu’il le démente mollement. Mais pas que. La question de la gestion de la ville de Lyon a également fait l’objet d’échanges tendus.
Képé : « Je lui ai demandé comment était construit le budget de la ville de Lyon. Il ne sait pas. Le budget de la ville de Lyon, c’est 1,1 milliard, à deux petits sous près. 70% du budget est déjà engagé d’une manière ou d’une autre. 57% de masse salariale ». Une remise à niveau guère appréciée par le clan Aulas qui a riposté sur X.
Dans un tweet posté aujourd’hui, son mouvement Cœur lyonnais s’en prend à l’ex-chirurgien qui « n’a jamais créé d’entreprise ni d’emplois et qui n’a été maire que le temps d’un intérim« . Et d’ajouter : « Mentir est un bien vilain défaut. » rapporte Lyon Capitale. Une maladresse immédiatement récupérée par les écologistes, à grand coups de post sur X (qu’ils étaient censé avoir quitté).
« Monsieur Aulas, quand on prétend donner des leçons de responsabilité publique, on devrait au moins respecter celles et ceux qui ont consacré leur vie au service des autres ».
« Georges Képénékian a été maire de Lyon, adjoint à la culture pendant de nombreuses années et chirurgien urologue toute sa vie. S’en prendre ainsi à son parcours relève du mépris. On peut débattre, contester, s’opposer. Mais la démocratie n’est pas un concours d’humiliations » surjoue Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, rejoints par les cyclistes Fabien Bagnon et Renaud Payre (ci-dessous).
Cette sollicitude coordonnée a beaucoup amusé Frédéric Duval, porte-parole de la campagne de Georges Képénékian. « Tout le monde veut le récupérer in extremis, il reste dans le jeu ». Avec dans sa besace de nouveaux coups de com’ pour (enfin) faire exister son candidat « de la bienveillance », défenseur, en son temps, du favori des sondages attaqué par les écologistes sur son âge.




















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