Texte : Morgan Couturier – Devenu en cinq ans une véritable institution du 6eme arrondissement, le restaurant Les Saints Potins s’apprête à rendre son dernier souffle. Confronté à la réalité économique du moment et à une offre de rachat difficilement refusable, « le petit café à la française » assurera son dernier service à la fin du mois d’octobre avant de laisser place à une célèbre chaîne bretonne.
« Ah le bel emplacement », écrivions-nous en février dernier, la panse généreusement remplie de saucisses-purée et de verres de Saints Potes. Il faut dire qu’au détour d’un repas, les discussions allaient allégrement dans le sens des festivités. De cette 5eme année d’existence qu’il convenait d’arroser de bouteilles de Château de Pibardon, de Puligny-Montrachet ou de Nuits-Saint-Georges.
Hélas, à l’ombre de ces célébrations organisées du 22 au 26 septembre 2026, la rumeur avait commencé à enfler : Les Saints Potins s’apprêteraient à être cédés. Une surprise pour ce bistrot iconique de la place Edgard Quinet, que les habitués et jolies mamans du quartier fréquentaient autant pour la générosité des assiettes que pour celle du personnel, Yannis Vacherie et le chef Matias en tête.
Puis vint l’officialisation, confirmée ce dimanche 27 septembre, par la bouche du propriétaire lui-même, Bruno Da Eira. « Je n’étais pas forcément vendeur, mais le contexte économique étant ce qu’il est, il faut parfois savoir sécuriser un petit peu », nous a-t-il confié, mi-satisfait, mi-ému par cette cession.
« Je ne vais pas m’arrêter, je vais avoir d’autres projets »
« Ça me fait quelque chose, parce qu’en 5 ans, on avait créé un lien assez fort avec les clients. C’était devenu un vrai lieu de vie. Mais comme beaucoup, on subit le contexte économique actuel et les incertitudes. Alors il faut parfois prendre du recul », a-t-il également justifié.
D’autant qu’à la porte des Saints Potins, une grande enseigne française est venue toquer : Breizh Café, propriété de la famille Pinault, via sa société d’investissement Artemis. « Ils voulaient l’emplacement », nous a expliqué Bruno Da Eira, l’enseigne de crêpes bretonnes devant entamer la transformation de l’établissement au lendemain du dernier service du bistrot lyonnais, prévu le 22 octobre prochain.
À cette date, la « crêperie autrement » engagera sa troisième installation à Lyon, trois ans après son arrivée place d’Albon dans le 1er arrondissement et le rachat l’année suivante de l’ancien Planet Sushi du boulevard des Brotteaux (ci-dessus).
« On a bien vendu », nous a avoué Bruno Da Eira. De quoi se rassurer sur le plan financier et poursuivre sereinement l’aventure parallèle du Grand Café de la Préfecture. « Je vais avoir d’autres projets », nous a-t-il prophétisé. En attendant, les… potins iront bon train. Une manière d’entretenir l’histoire de ce site aux lettres d’or, entré au panthéon des meilleurs bistrots de Lyon.


















Super gentrification d’un quartier familial avec des crèpes à 20€. Une honte cette chaine. Impossible qu’ils retrouvent la même clientèle. Ils couleront
bin voilà encore de la franchise notre bon 6e se paupérisation de plus en plus quand on voit le crs vitton devenu la rue de la mal bouffe un cours vitton sale et une faune de plus en plus bizarre moche notre ville…..