Texte : Christophe Magnette – Aux commandes de la salle de spectacles de Caluire depuis 2012 (le Radiant-Bellevue), le célèbre producteur – Victor Bosch -, ajoute une corde à son arc, avec l’ouverture annoncée (horizon 2028 ?), de la brasserie Nellcôte.
Caluirard depuis toujours, métalleux patenté, trois livres de chevet assumés – Lennon, Pink Floyd et Beatles -, faut-il s’étonner que le projet de brasserie porté par Victor Bosch et la mairie de Caluire porte le nom du manoir « Belle époque », construit sur un promontoire rocheux de Villefranche-sur-Mer, devenu iconique pour tous les amateurs de rock, depuis que les Rolling Stones y ont enregistré – en 1972 -, une grande partie de leur album mythique, Exile on Main St. ?

Bastien Joint a été élu maire de Caluire en juillet 2025
Une symbolique forte qui n’est pas pour déplaire au premier magistrat de la ville, Bastien Joint : « Le Nellcôte est aujourd’hui un symbole de création, de liberté et d’énergie collective. C’est exactement cet esprit que je veux faire naître avec ce projet : créer – à Caluire -, un lieu qui rassemble certes, mais surtout une signature qui face office de marqueur, un marqueur pour notre ville ! »
Grande brasserie lumineuse, ouverte sur la Saône, animée par une vue spectaculaire sur les balmes et les Monts d’Or, cette nouvelle adresse prendra pied en lieu et place de l’actuelle école de musique (AMC2), dont le déménagement sur le site (actuellement en réhabilitation), du grand pôle Lassagne est d’ores et déjà acté.
Une implantation sur l’actuelle école de musique

La construction de la ferme urbaine de Caluire a débuté fin septembre
avec le soutien de la Région Auvergne Rhône Alpes (450 000 euros d’aide versée
Parmi les projets phares du plan de mandat de Bastien Joint (n’oublions pas – entre autres -, la réhabilitation du Fort de Montessuy, la ferme urbaine et la construction d’un nouveau cinéma), le Nellcôte entend répondre à une attente forte exprimée par les caluirards : « Durant des décennies, notre centre-ville a vécu au rythme de ses cafés, de ses terrasses, de ces lieux où l’on se retrouvait sans rendez-vous, rappelle son premier magistrat. Cet esprit village, nous devons le retrouver ! D’où ce lieu qui fédère nos habitants, toutes les générations et les parcours de vie tous horizons. »
Une philosophie à connecter avec la promiscuité plus que porteuse du Radiant ; fort de ses 200 spectacles annuels et plus de 200 000 personnes qui « désormais auront la possibilité de prolonger leur soirée », se félicite le maire de Caluire qui entend par ailleurs, rassurer l’offre existante. « Cette brasserie ne viendra pas fragiliser les établissements actuels. Au contraire, j’ai l’espoir qu’elle crée un nouvel élan, en attirant un nouveau public, pour générer du flux qui ruisselle sur l’ensemble de notre centre-ville. Au sein des cités attractives, il existe des locomotives [sic], qui tirent l’ensemble du tissu commercial vers le haut. C’est cette dynamique que je veux pour Caluire : une ville élégante, vivante, attirante, sans perdre son âme. »
Et pour y parvenir, Bastien Joint entend miser fortement sur les arts de la table : une adresse pour le Fort de Montessuy, un lieu de vie place Calmette en vue de la prochaine Coupe du monde de football et le vœu de voir la place de l’Église (au cœur de Caluire, donc), s’enrichir d’une nouvelle offre, sont autant de projets qui figurent sur l’agenda de l’édile caluirard. En attendant, le plus avancé demeure le Nellcôte, le processus (partenariat avec la commune, concept, rétroplanning etc.), devant s’accélérer dans les prochains mois : Victor Bosch et la mairie de Caluire sont à l’unisson.



















Caluire manque de resto. C’est plutôt une bonne idée …
Très heureux de voir, qu’autour du Radiant. un lieu de rencontres enfin va voir le jour. Ce sera une très belle chose car il n’y a rien actuellement.