Texte : Jean Etevenaux – Pendant des siècles, elles ont relevé de l’univers hospitalier lyonnais, pour les patients comme pour les médecins.
Sans oublier les élus locaux : Édouard Herriot, tout anticlérical qu’il s’affichât — plus à Paris qu’à Lyon, il est vrai — parlait affectueusement de « ses » sœurs et diverses photos attestent les bons rapports entre le maire et ces femmes au statut spécial.
C’est l’un des mérites du professeur Jean Freney, bactériologiste émérite à l’université Claude Bernard et aux Hospices civils de Lyon, que de faire comprendre leur originalité. Dans un ouvrage aussi agréable de lecture que riche d’illustrations, il fait revivre ce qu’étaient les sœurs, ce qu’elles ont fait et où elles ont œuvré.
Une vie consacrée à leur prochain
En attendant d’autres invitations comme à l’Académie du Merle blanc, l’auteur a déjà donné, dans l’ancien hôpital de l’Antiquaille d’où est issue une florissante congrégation étasunienne, une belle conférence appuyée sur une multitude de projections.
Il les a montrées ne dépendant que de l’administration hospitalière, à savoir les recteurs de l’Hôtel-Dieu et de la Charité. Sans lien avec une congrégation, religieuses sans vœux solennels, et laïques, elles pouvaient s’en aller et se marier, un peu comme les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul ou, bien connues dans la région, celles de Sainte-Marthe.
Elles ont survécu à toutes les vicissitudes jusqu’à ce que, en 1969, soit organisé leur dernier recrutement au sein des HCL. Jean Étèvenaux
Jean Freney – Histoire des sœurs hospitalières de Lyon et de la région. Beaujeu – Belleville – Charlieu – Villefranche, Gleizé
Editions Le Poutan, 2025, 352 pages
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